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INSURRECTION POPULAIRE : Les blessés reprochent à Zéphirin Diabré son silence

22 avril 2017 Auteur :  

Dans la soirée du 21 avril 2017, les membres du nouveau bureau de l’association des blessés de l’insurrection populaire au Burkina Faso (ABIP-BF) ont animé une conférence de presse au cours de laquelle, ils ont fait savoir leur mécontentement face au silence de l’ex-CFOP sur leur sort.

Ils ne sont pas passés par quatre chemins pour crier leur colère. Pour eux, l’insurrection populaire a été un appel de Zéphirin Diabré auquel ils ont répondu favorablement, ce qui a conduit à leur situation actuelle. Zéphirin Diabré « a été le fer de lance de l’insurrection populaire » selon les blessés et « c’est lui qui a lancé l’appel de sortir pour combattre l’ancien régime ». Alors, pourquoi jusqu’à présent, ce dernier n’a pas daigné leur venir en aide encore moins prendre de leurs nouvelles ?

En plus de manifester leur colère à l’encontre de l’ex-CFOP, l’association des blessés en veulent à « la CODER et à ses complices de nuit » car pour eux, « la réconciliation ne saurait faire l’objet de marchandage politique et ne saurait être efficace sans avoir essuyé les larmes des parents de nos martyrs et pansé les plaies des blessés ».  Ils affirment également que « la démarche de la CODER est une insulte au peuple insurgé. Nous condamnons fermement cela et nous invitons la nation entière à faire preuve de vigilance contre cette entreprise menée majoritairement par ceux qui ont tenu mordicus à la modification de l’article 37 et qui n’ont pas eu le courage de condamner fermement le putsch manque de septembre 2015 ». Si de réconciliation il faut parler, elle « ne saurait être efficace sans avoir essuyé les larmes des parents de nos martyrs et pansé les plaies des blessés ».

Quant à la vie de l’association, les blessés se disent reconnaissants à l’endroit des autorités qui n’ont ménagé aucun effort pour leurs soins. Certains attendent toujours une prise en charge et d’autres sont en soin à l’extérieur du pays ont confié les animateurs de la conférence de presse. 

Aimé Nabaloum

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