Le Reporter - Filtrer les éléments par date : janvier 2017

Manifestement, la transparence et la redevabilité, tant magnifiées dans les discours officiels des nouveaux gouvernants, sont loin d’être les choses les mieux partagées au ministère en charge des infrastructures. Dans Le Reporter N°180 du 15 décembre 2015, nous révélions de graves irrégularités dans le marché de construction clef en main de l’échangeur du Nord, à Ouagadougou. Ce projet futuriste du régime finissant de Blaise Compaoré, conçu pour être exécuté dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) et dont le maitre d’oeuvre n’est autre que le groupe français SOGEA-SATOM, ne finit pas de faire parler de lui.

Les choses semblent être allées très vite. Et pourtant non. Nous étions déjà sur une enquête sur les salles de ciné de Ouagadougou dans le cadre du FESPACO 2017 quand nous apprenons que la gestion du Ciné Burkina a été retirée à Nerwaya Multi-Vision. Ce retrait fait suite à un certain nombre de difficultés rencontrées dans la gestion.

Au cours de la commémoration de l’an II de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, c’est le ministre d’Etat Simon Compaoré qui a donné l’information. En effet, il avait la charge de citer les noms des victimes de l’insurrection et du putsch, de les présenter, de donner leur âge et aussi les localités dans lesquelles ils ont croisé la mort. C’est ainsi que le ministre a évoqué les morts de Tangangari . Tangangari est une commune du département de Boundoré située dans le Sahel burkinabè, précisément dans la province du Yagha. Dans la liste qui a donc été lue, 5 personnes sont mortes à Tangangari.

Le 21 décembre 2016, le tribunal des Prud’hommes de Genève devra se prononcer sur un litige de travail entre Saidou Joël Ouédraogo, ex-cuisinier à l’Ambassade du Burkina à Genève et l’ex- Ambassadeur. Ancien employé donc de l’Ambassadeur depuis le 1er octobre 2008, Saidou Joël Ouédraogo a vu son contrat résilié le 31 décembre 2012. A la suite de ce licenciement qui n’est pas de son goût, ce dernier a saisi les juridictions helvétiques de sa cause. Nous apprenons que le 10 juin 2016, le tribunal des Prud’hommes a convoqué l’Ambassade du Burkina à Genève pour une audience de conciliation.

Curieuse affaire qu’est celle que vit Pierre Marie, responsable de société. Ce dernier a initié un projet de construction d’une usine de fabrication d’aliments pour bétail. Pour ce faire, il a engagé les différentes démarches y afférentes en vue de réaliser son projet. Auprès du ministère en charge du commerce, il a fait toutes les demandes nécessaires. Au guichet unique du foncier, il a réglé toutes les taxes inhérentes. Malgré tout, il y a un couac. Quelqu’un semble bloquer le dossier quelque part. Le projet de Pierre Marie est du domaine des entreprises industrielles et l’endroit indiqué est la zone industrielle de Kossodo comme il l’a demandé.

Dans cette interview, Bassolma Bazié, Secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B), membre du Collectif des organisations démocratiques de masses et de partis politiques (CODMPP), porte-étendard de la lutte pour la justice pour Norbert Zongo, revient sur la longue marche du peuple burkinabè dans sa quête de justice. Pour lui, ces 18 années d’injustice pour Norbert Zongo et le traitement réservé au dossier ne sont ni plus ni moins qu’une honte d’Etat. Toutefois, il ne perd pas espoir. Tôt ou tard, est-il convaincu, la justice triomphera.

Me Bénéwendé Stanislas Sankara est l’un des avocats de la famille Zongo depuis le début de l’Affaire. Pour avoir une idée de l’état réel du dossier actuellement, nous l’avons rencontré, à la veille de la commémoration du 18ème anniversaire de l’Assassinat du journaliste émérite et de ses compagnons. Pour lui, malgré l’impression d’immobilisme, le dossier avance et le juge d’instruction abat un travail encouragent.

18 ans après l’odieux crime de Sapouy, où le journaliste d’investigation Norbert Zongo et ses camarades ont péri sous les balles et dans les flammes des criminels d’une extrême barbarie, les attentes et la soif de justice restent encore vivaces. Pour la commémoration de ce triste anniversaire, ce ne sont pas les activités qui ont manqué. La journée a été essentiellement ponctuée d’activités d’hommage aux victimes du drame de Sapouy à travers une marche suivie de meeting, une opération silence média et un sit-in silencieux devant le palais de Justice de Ouagadougou.

Le Burkina Faso a commémoré, le 11 décembre 2016, le 56e anniversaire de son accession à la souveraineté nationale et internationale.

Suite aux violences survenues dans l’arrondissement 8 de Ouagadougou le 6 décembre dernier, consécutivement au vote de défiance contre le maire dudit arrondissement, le MPP, parti au pouvoir, a enfin décidé de taper du point sur la table. Dans un communiqué rendu public dès le lendemain, le président par intérim de ce parti a dit condamner « avec énergie cette dérive barbare antidémocratique qui est aux antipodes des valeurs républicaines prônées et défendues par le parti ».

Page 1 sur 2
"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite