Le Reporter

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Un pur produit du système Compaoré pour relancer la machine des réseaux Les 9 et 10 mai derniers, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a tenu son premier congrès sans Blaise Compaoré, son géniteur et presque demi-dieu jusqu’au 31 octobre 2014. Beaucoup d’observateurs avaient pensé que ce serait le congrès du renouveau. Finalement, comme on le dit, le chien ne change jamais sa manière de s’asseoir. Comme à tous les congrès, la direction sortie de ce congrès a été encore une fois de plus un parachutage extraordinaire. Eddie Komboigo, que certains auraient qualifié de « militant de la 25e heure » parachuté dans les hautes sphères du parti par le congrès de 2012, suivant la volonté de l’ex-petit président François Compaoré, fidèle parmi les fidèles de l’ex-patron de la garde prétorienne de Blaise Compaoré, Gilbert Diendéré, homme d’affaires, pur produit du système Blaise Compaoré, a été propulsé…
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Cela fait six mois déjà que la Transition politique est en marche au Burkina Faso. L’actualité politique s’emballe progressivement. L’on amorce le dernier virage vers la présidentielle et les législatives couplées du 11 octobre. Pendant que les principaux partis politiques et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) s’activent à être prêts pour le rendez-vous, certains s’essaient aux manipulations et multiplient les crocs-en-jambe politiques. Dans cette Transition, tout le monde n’a pas le même agenda. Certains ont cru qu’après cette insurrection, ils ne pouvaient pas continuer à être simples citoyens. Leurs conditions professionnelles ou sociales devraient être autres que sous Blaise Compaoré. Frustrés, ils en veulent aux veinards qui sans mérite particulier ont été propulsés à la tête de la Transition. Pour d’autres, cette Transition ne devrait pas réussir. Car si elle arrive à terme, c’en est définitivement fini de leurs rêves de se maintenir dans l’arène politique. Enfin, il y…
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Dur, dur de faire l’opposition Le processus de transition est en train d’entrer dans son dernier semestre. Après un premier semestre marqué des louvoiements de toutes sortes qui avaient suscité beaucoup de réticences et des inquiétudes, la transition a amorcé un virage crucial dont la maîtrise conditionnera la suite du processus de rétablissement de l’ordre constitutionnel normal. L’adoption du nouveau code électoral et les arrestations de certains dignitaires du régime déchu pour leur gestion ont provoqué la débandade dans les cercles des anciens inconditionnels de Blaise Compaoré. Ces derniers enchaînent les initiatives malheureuses qui risquent finalement de sonner définitivement la fin du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), de bien d’autres profiteurs, notamment des partis satellites créés pour soutenir Blaise Compaoré et rien d’autre. Après avoir tenté de créer des tensions artificielles sans aucune prise sur le fonctionnement normal des institutions de la Transition, ceux-ci se sont résolus…
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C’est désormais Clair. Après avoir définitivement enterré le rêve de Blaise Compaoré d’instaurer une monarchie de fait, l’insurrection populaire commence à produire des effets concrets sur le terrain politique. Le coup de balai devait depuis longtemps toucher tous ceux qui l’ont soutenu dans cette tentative de tripatouillage constitutionnel, par lâcheté ou par égoïsme. Nul ne devrait pouvoir défier impunément son peuple au profit d’un individu ou de ses intérêts. Chacun va devoir assumer pleinement ses responsabilités. Ça commence enfin à bouger dans cette transition. Près de 6 mois après l’insurrection, l’on commence à sentir concrètement le vent de changement intervenu dans ce pays. Les autorités de la Transition, au nom de l’inclusion, avaient donné le sentiment de dévoyer l’insurrection de ses objectifs. Leur attentisme troublant par rapport à la traque des biens mal acquis, aux inévitables opérations « mains propres », ajouté à l’insouciante agitation politique des anciens dignitaires du…
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Encore une foire aux bonnes intentions ? Du 24 au 28 mars 2015, se sont tenus à Ouagadougou, les états généraux de la Justice. Annoncés comme le prétoire dans lequel devait se discuter les grands maux qui minent la Justice au pays des Hommes intègres et surtout d’où devait être prise la sentence définitive contre l’impunité des crimes économiques et de sang, ces états généraux ont accouché d’un « Pacte national pour le renouveau de la Justice ». Mais ça change quoi au fond ?
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Les choses semblent revenir lentement à l’endroit dans cette Transition. On commençait à craindre un nouveau autre rendez-vous manqué avec la démocratie, la justice ou tout au moins avec la fondation pour la reconstruction du pacte républicain. On commençait aussi à s’inquiéter du silence de certains acteurs. Les autorités de la Transition s’étaient lancées dans des slogans et des discours qui avaient convaincu les acteurs de l’insurrection qu’ils pouvaient vaquer tranquillement à leurs occupations. Le gouvernement de la Transition devait faire le nécessaire pour redresser le pays et le conduire vers un renouveau démocratique. Mais à l’épreuve du terrain, elles ont montré leurs limites. Il faut remercier le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) et le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) dont les agitations ont réveillé les acteurs de l’insurrection pour, d’une part, protéger la Transition, et d’autre part, lui mettre la pression pour la prise de mesures…
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Inclusion et réconciliation nationale d’accord, mais vérité et justice d’abord Décidément, la Transition a mal à sa gouvernance et à l’impunité ambiante. Plus le temps passe, plus le duo Kafando – Zida montre des signes inquiétants d’impuissance et d’incapacité à répondre aux attentes citoyennes de plus de justice et de gouvernance éthique. Jusque-là, la publication des déclarations des biens des membres du gouvernement (qui ont pourtant été faites par tous les ministres) semble buter à une certaine volonté de se défiler du devoir de transparence exigé par la Charte de la Transition. Ensuite, aucun acte visible n’a été posé jusque-là dans le sens de traquer les biens mal acquis des anciens dignitaires. Bien au contraire, certains continuent de chiffonner les caisses de leurs entreprises en transférant par des moyens détournés des fonds hors du pays. Pendant ce temps, que fait le gouvernement ? Au contact de la réalité, il se serait…
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La grosse déception du REN-LAC Au lendemain de l’insurrection populaire, le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC), conscient du grand pillage des ressources publiques par les dignitaires du régime corrompu de Blaise Compaoré, avait lancé un appel aux autorités de la Transition en vue du gel et du recouvrement des avoirs volés au peuple. Un appel qui semblait avoir eu un écho favorable auprès des premiers responsables de la Transition. A maintes reprises, ceux-ci s’étaient engagés publiquement à tout mettre en œuvre pour recouvrer ces biens spoliés. Mais dans la pratique, que de déceptions ! Près de 4 mois après, les responsables du réseau notent avec amertume qu’au-delà des déclarations de bonnes intentions, rien de concret n’a été fait sur le terrain dans le sens de ce recouvrement. Pire, les chances de parvenir à un recouvrement optimum de ces avoirs s’amenuisent avec le temps qui s’écoule. Face à cette préoccupante situation,…
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La communauté internationale et certains observateurs se satisfont du bon déroulement de la Transition au Burkina Faso. Mais attention, les racines du mal-être burkinabè qui avait conduit à l’insurrection semblent restées intactes, ou du moins, toujours susceptibles de repousser. Le baobab est tombé mais pas complètement déraciné. Assommés par le réveil du peuple, Blaise Compaoré et ses courtisans et autres sicaires, ont mis du temps (deux mois) avant de tenter de relever de leur chute brutale. La gouvernance de la Transition avec l’oubli de la vérité et de la justice, semble leur redonner progressivement confiance. Ils sortent du bois pour reprendre de l’initiative. Loin de tirer les leçons de la déstructuration de la société voulue et réalisée par leur champion, certains anciens caciques du pouvoir Compaoré continuent de faire dans la provocation. Mais ce n’est pas surprenant. Ils ne savent pas faire la politique autrement que de chanter les louanges…
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