Le Reporter

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La grosse déception du REN-LAC Au lendemain de l’insurrection populaire, le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC), conscient du grand pillage des ressources publiques par les dignitaires du régime corrompu de Blaise Compaoré, avait lancé un appel aux autorités de la Transition en vue du gel et du recouvrement des avoirs volés au peuple. Un appel qui semblait avoir eu un écho favorable auprès des premiers responsables de la Transition. A maintes reprises, ceux-ci s’étaient engagés publiquement à tout mettre en œuvre pour recouvrer ces biens spoliés. Mais dans la pratique, que de déceptions ! Près de 4 mois après, les responsables du réseau notent avec amertume qu’au-delà des déclarations de bonnes intentions, rien de concret n’a été fait sur le terrain dans le sens de ce recouvrement. Pire, les chances de parvenir à un recouvrement optimum de ces avoirs s’amenuisent avec le temps qui s’écoule. Face à cette préoccupante situation,…
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La communauté internationale et certains observateurs se satisfont du bon déroulement de la Transition au Burkina Faso. Mais attention, les racines du mal-être burkinabè qui avait conduit à l’insurrection semblent restées intactes, ou du moins, toujours susceptibles de repousser. Le baobab est tombé mais pas complètement déraciné. Assommés par le réveil du peuple, Blaise Compaoré et ses courtisans et autres sicaires, ont mis du temps (deux mois) avant de tenter de relever de leur chute brutale. La gouvernance de la Transition avec l’oubli de la vérité et de la justice, semble leur redonner progressivement confiance. Ils sortent du bois pour reprendre de l’initiative. Loin de tirer les leçons de la déstructuration de la société voulue et réalisée par leur champion, certains anciens caciques du pouvoir Compaoré continuent de faire dans la provocation. Mais ce n’est pas surprenant. Ils ne savent pas faire la politique autrement que de chanter les louanges…
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Manipulations, tentatives de complots ou de prise d’otage ! Le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) s’est tiré une balle dans le pied, le mercredi 4 février. Nous avons, maintes fois, évoqué l’incompatibilité entre cette unité de l’armée telle qu’elle est aujourd’hui (voulue et formatée à l’image et à l’aune des intérêts de Blaise Compaoré) et l’ordre républicain. Elle ne peut donc rester dans la république sans des réformes en profondeur pour la réorienter. En perturbant le fonctionnement des institutions de la transition au prétexte de revendications d’ordre hiérarchique, certains officiers et éléments du RSP ont simplement défié le peuple et exprimer leur volonté de d’imposer par la force des hommes de leurs choix dans le gouvernement et la hiérarchie de leur unité. C’est l’interprétation que l’on peut avoir de l’exigence de la démission du premier ministre et du chef d’Etat-major particulier de la présidence du Faso, tous deux nommés par décrets…
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La Transition piégée par les survivances du système Compaoré Faut-il s’inquiéter de l’évolution de la transition ? La question mérite d’être posée, tant l’euphorie née de l’insurrection populaire est en train de se muer progressivement en désillusions. Plus le temps passe, plus l’impression qui se dégage est que (n’ayons pas peur des mots) l’exécutif de la transition ne semble pas à la hauteur de la tâche, à moins qu’il n’y ait des agendas cachés. Du point de vue de la gestion quotidienne de l’Etat, l’on a encore du mal à sentir la différence avec les pratiques du régime déchu, excepté quelques « mesurettes » sans effets significatifs sur les conditions de vie des Burkinabè. Passé le temps des promesses, voici venu celui du silence incompréhensible, même lorsque les situations exigent une prompte réaction. Sans doute affaibli par ses choix hasardeux des hommes et surtout par les remontrances de sa base sociale, le Premier…
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Vite, il faut sauver la Transition Plus rien ne sera comme avant ! C’est désormais la chanson de tous les Burkinabè, aussi bien des gouvernants que des citoyens. Mais les attitudes et pratiques des principaux animateurs des organes de la Transition (gouvernement et Conseil national) laissent transparaître que tout le monde n’est pas si convaincu qu’effectivement plus rien ne devrait être comme avant. Pour certains, c’est juste un slogan pour faire plaisir. Heureusement qu’il y a d’autres, plus nombreux d’ailleurs, qui croient fermement que tout doit être mis en œuvre pour tourner définitivement la page des 27 ans de règne de la gabegie, de la corruption, de la concussion, du déni de justice, du pouvoir personnel et des réseaux de coterie, bref, de la patrimonialisation de l’Etat. Les premiers croient qu’il faut laisser les autorités de transition aller dans tous les sens avec des nominations de complaisance, l’opacité et le flou…
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Un ex-prisonnier dans le gouvernement Zida Nul ne devrait faire partie du gouvernement de transition s’il ne jouit d’une probité et d’une moralité irréprochables.la charte de la transition est pourtant bien claire sur la question, en son article 15. Au regard de ces exigences, on peut légitimement s’interroger sur la présence de certaines personnes dans ce gouvernement. C’est le cas du ministre des infrastructures, du désenclavement et des transports, Moumouni Dieguimdé. Ce monsieur est d’une moralité visiblement douteuse. il a été maintes fois épinglé dans des cas manifestes de faux et usage de faux (cf. le Reporter n°79 du 1er au 14 octobre 2011 et n°81 du 1er au 14 novembre 2011). Mais il n’y a pas que ça. Moumouni Dieguimdé est un repris de justice. Dans une autre vie aux Etats-Unis d’Amérique, dans les années 90, il a été condamné à une peine de prison ferme par la Justice…
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L’organisation des élections de 2015 doit être la mission première Le Premier ministre Yacouba isaac Zida montre de plus en plus des signes inquiétants dans sa conduite de l’action gouvernementale. Le paradoxe entre ses discours et certaines de ses décisions, les voltefaces qui deviennent récurrentes traduisent une certaine limite dans la maîtrise du terrain politique mais aussi des défis et enjeux actuels de gouvernance. Depuis la mise en place des organes de transition (Président, gouvernement, conseil national de transition), les Burkinabès attendent vainement de leur gouvernement, une feuille de route claire, lisible et pragmatique pour les 12 prochains mois. le premier de tous les défis pour la transition, c’est la définition et la validation par l’ensemble des acteurs, de l’agenda du processus électoral. ensuite, il y a la nécessité de créer les conditions pour réconcilier la Justice avec la société, à travers la vérité et la justice pour les martyrs…
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Le Burkina Faso a tourné définitivement la page Blaise Compaoré. Certains avaient prédit l’apocalypse sans Blaise Compaoré. Certes, ce n’est encore certes pas le paradis. Mais, plus d’un mois après la fuite de leur dieu, le pays tient debout et mieux, avec plus d’espoirs de lendemains meilleurs. D’autres parmi eux se ravisent aujourd’hui pour ne considérer que l’aspect humain de l’homme avec ses qualités mais aussi et surtout ses innombrables défauts comme la boulimie du pouvoir. Lentement mais sûrement, le Faso est en train de retrouver ses marques, sous le regard vigilant d’une jeunesse vaillante et des aînés lucides et déterminés, qui ont décidé de prendre, directement ou indirectement, le contrôle de l’action publique. Plus rien ne sera comme avant. Au-delà du discours, le président intérimaire, Michel Kafando, son Premier ministre et son gouvernement doivent comprendre définitivement que rien ni personne ne pourra dévier le pays des aspirations du peuple…
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Blaise Compaoré est parti, emporté par un entêtement boulimique à la limite suicidaire et poussé par une horde d’irresponsables et d’insouciants trop arrogants et dont les privilèges indus ont totalement obstrué la lucidité, le sens de l’honneur et de la dignité. Il est finalement tombé dans ce qu’il a toujours évité : l’humiliation. L’usure du pouvoir l’a perdu totalement, la rancune tenace et revancharde aussi. En s’entêtant, il a créé les conditions du chaos, le scénario catastrophe de Jean-Baptiste Ouédraogo. Il a joué avec le feu, il s’est brûlé les doigts. Même dans sa fuite, lui qui prétendait être un homme fort n’a pu se passer de l’aide de la France. La France l’a aidé à s’installer à la tête de l’Etat en enjambant le cadavre de Thomas Sankara et de plusieurs autres frères d’armes et concitoyens, elle l’a aidé à fuir piteusement le pays après avoir versé le sang d’une…
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