Le Reporter

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Depuis près de trois semaines, le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) avec la complicité passive ou active du reste de l’armée, a plongé le pays dans une crise institutionnelle profonde. Cette énième irruption du RSP dans la gestion de la Transition compromet le calendrier électoral dangereusement. Le Président Michel Kafando, au lieu de gouverner, s’est jusque-là comporté en père de famille très tolérant, à la limite laxiste, vis-à-vis des « enfants gâtés » de l’armée burkinabè. Il a laissé pourrir la situation avant de se résoudre à s’adresser à la nation pour exprimer toute la profondeur de la crise. Celle-ci est née d’une bien curieuse animosité entre son Premier ministre Yacouba Isaac Zida et ses chefs et compagnons d’hier. Mais au fond, le problème n’est pas celui du RSP en tant que corps mais bien plus celui de quelques officiers dont les intérêts personnels, égoïstes, semblent désormais inconciliables. Le RSP tout comme…
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Un rendez-vous manqué avec l’histoire ! Trois longues années d’attente, trois chefs d’accusation (corruption passive et spéciale, enrichissement illicite et violation à la réglementation des changes), trois jours d’audiences pour aboutir à deux petites années d’emprisonnement avec sursis : voici résumé cette affaire Guiro qui a livré son verdict le 20 juin dernier, peu avant minuit. Que retenir de cette affaire qui depuis janvier 2012, symbolise le système de prédation du régime Blaise Compaoré. Dans ce système, un Directeur général des douanes n’est pas n’importe qui et peut fièrement brandir des cadeaux offerts par des personnes physiques et morales qui ont tout à gagner en le soudoyant. Mieux, il peut devenir milliardaire grâce principalement à des dons. Que dire alors d’un ministre de l’Economie et des Finances ?
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Quand le fauteuil fait tourner des têtes L’actualité politique s’emballe progressivement à l’approche du rendez-vous électoral du 11 octobre prochain. La liste des candidatures à la présidentielle ne fait que s’allonger. Même la caution trop élevée de 25 millions de FCFA ne freine en rien les ambitions des présidentiables ou ceux qui s’estiment tels. A l’inflation de candidatures s’ajoute la multiplication des bourdes, pour ne pas dire les bêtises à travers des propos déroutants. Cette fois encore, la présidentielle n’échappera pas aux candidatures farfelues et certainement pas aux discours et autres promesses irréalistes, voire surréalistes. Ce qui va manquer, c’est un président candidat, déjà vainqueur avant même le scrutin. Ce sera donc un scrutin relativement ouvert. Car, malgré la pléthore, seuls quelques candidats franchiront la barre des 5%. Mais du point de vue de la crédibilité des candidatures, il faudra attendre encore. Car, sur le plan des projets de société…
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Trop de bruits pour rien ! Le premier et unique général de gendarmerie de l’histoire du Burkina Faso a officiellement lancé sa nouvelle carrière politique (en solo). Il essaie de faire bande à part tout en s’inscrivant dans la logique de défiance des acquis de l’insurrection populaire par les inconditionnels de Blaise Compaoré, notamment ses anciens compagnons du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). Il tente de se donner une responsabilité dans le succès de l’insurrection populaire tout en continuant d’user des réseaux internationaux et nationaux de Blaise Compaoré. Il confond ses ambitions avec les objectifs de l’insurrection populaire. Il dénonce le nouveau code électoral tout en essayant de montrer qu’il n’est pas concerné par ce code parce qu’en 2011, il a dit dans une interview à RFI (Radio France International) que la révision de l’article 37 n’était opportune. Après avoir tancé les autorités de la Transition dans les…
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Un pur produit du système Compaoré pour relancer la machine des réseaux Les 9 et 10 mai derniers, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a tenu son premier congrès sans Blaise Compaoré, son géniteur et presque demi-dieu jusqu’au 31 octobre 2014. Beaucoup d’observateurs avaient pensé que ce serait le congrès du renouveau. Finalement, comme on le dit, le chien ne change jamais sa manière de s’asseoir. Comme à tous les congrès, la direction sortie de ce congrès a été encore une fois de plus un parachutage extraordinaire. Eddie Komboigo, que certains auraient qualifié de « militant de la 25e heure » parachuté dans les hautes sphères du parti par le congrès de 2012, suivant la volonté de l’ex-petit président François Compaoré, fidèle parmi les fidèles de l’ex-patron de la garde prétorienne de Blaise Compaoré, Gilbert Diendéré, homme d’affaires, pur produit du système Blaise Compaoré, a été propulsé…
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Cela fait six mois déjà que la Transition politique est en marche au Burkina Faso. L’actualité politique s’emballe progressivement. L’on amorce le dernier virage vers la présidentielle et les législatives couplées du 11 octobre. Pendant que les principaux partis politiques et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) s’activent à être prêts pour le rendez-vous, certains s’essaient aux manipulations et multiplient les crocs-en-jambe politiques. Dans cette Transition, tout le monde n’a pas le même agenda. Certains ont cru qu’après cette insurrection, ils ne pouvaient pas continuer à être simples citoyens. Leurs conditions professionnelles ou sociales devraient être autres que sous Blaise Compaoré. Frustrés, ils en veulent aux veinards qui sans mérite particulier ont été propulsés à la tête de la Transition. Pour d’autres, cette Transition ne devrait pas réussir. Car si elle arrive à terme, c’en est définitivement fini de leurs rêves de se maintenir dans l’arène politique. Enfin, il y…
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Dur, dur de faire l’opposition Le processus de transition est en train d’entrer dans son dernier semestre. Après un premier semestre marqué des louvoiements de toutes sortes qui avaient suscité beaucoup de réticences et des inquiétudes, la transition a amorcé un virage crucial dont la maîtrise conditionnera la suite du processus de rétablissement de l’ordre constitutionnel normal. L’adoption du nouveau code électoral et les arrestations de certains dignitaires du régime déchu pour leur gestion ont provoqué la débandade dans les cercles des anciens inconditionnels de Blaise Compaoré. Ces derniers enchaînent les initiatives malheureuses qui risquent finalement de sonner définitivement la fin du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), de bien d’autres profiteurs, notamment des partis satellites créés pour soutenir Blaise Compaoré et rien d’autre. Après avoir tenté de créer des tensions artificielles sans aucune prise sur le fonctionnement normal des institutions de la Transition, ceux-ci se sont résolus…
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C’est désormais Clair. Après avoir définitivement enterré le rêve de Blaise Compaoré d’instaurer une monarchie de fait, l’insurrection populaire commence à produire des effets concrets sur le terrain politique. Le coup de balai devait depuis longtemps toucher tous ceux qui l’ont soutenu dans cette tentative de tripatouillage constitutionnel, par lâcheté ou par égoïsme. Nul ne devrait pouvoir défier impunément son peuple au profit d’un individu ou de ses intérêts. Chacun va devoir assumer pleinement ses responsabilités. Ça commence enfin à bouger dans cette transition. Près de 6 mois après l’insurrection, l’on commence à sentir concrètement le vent de changement intervenu dans ce pays. Les autorités de la Transition, au nom de l’inclusion, avaient donné le sentiment de dévoyer l’insurrection de ses objectifs. Leur attentisme troublant par rapport à la traque des biens mal acquis, aux inévitables opérations « mains propres », ajouté à l’insouciante agitation politique des anciens dignitaires du…
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Encore une foire aux bonnes intentions ? Du 24 au 28 mars 2015, se sont tenus à Ouagadougou, les états généraux de la Justice. Annoncés comme le prétoire dans lequel devait se discuter les grands maux qui minent la Justice au pays des Hommes intègres et surtout d’où devait être prise la sentence définitive contre l’impunité des crimes économiques et de sang, ces états généraux ont accouché d’un « Pacte national pour le renouveau de la Justice ». Mais ça change quoi au fond ?
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