GOUVERNEMENT BURKINABE - CORIS HOLDING : Vers une annulation de l’accord de siège ?

31 janvier 2018 Auteur :  

A l’image de bien des départements du gouvernement Kaba, les choses ne marchent pas bien du côté du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’extérieur.

En cause, la gestion du département par le ministre Alpha Barry, marquée des actions aventuristes en violation flagrantes des us et coutumes diplomatiques. La dernière sortie au vitriole du Syndicat des agents du ministère des Affaires étrangères (SAMAE) en dit long sur les frustrations des professionnels de la diplomatie qui constatent avec amertume cette gestion peu orthodoxe de leur ministère.

Parmi les griefs du syndicat, il y a ce fameux accord de siège avec Coris Holding dont nous avons fait écho dans deux de nos éditions précédentes. Rappelons que cet accord a été signé le 22 août en plein deuil national suite au décès du président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo. Il nous est revenu que le président du Faso, himself, n’est pas content de la signature de cet accord que dénoncent les professionnels de la diplomatie comme non conforme aux us et coutumes en la matière. Il aurait donc instruit le ministre Barry d’annuler cet accord dans de meilleurs délais.

A ce que l’on dit, un arrêté devrait être pris bientôt pour confirmer cette annulation, si ce n’est déjà fait. Affaire donc à suivre !

Votre commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Diagnostic

  • PUTSCH MANQUE DE SEPTEMBRE 2015 : Le tango tango des deux Généraux Diendéré et Bassolé
    • mercredi 31 janvier 2018

    Le dossier du coup d'Etat manqué du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ne finit pas avec ses surprises. Au moment où l'on est en train d'amorcer l'avant dernier virage vers le procès, à travers les audiences de confir­mation des charges, le Général Diendéré et ses conseils ont sorti une nouvelle parade.

    in Diagnostic
  • TROIS ANS APRES L'INSURRECTION POPUUIRE : Le Burkina a toujours mal à sa gouvernance et à sa classe politique
    • mardi 30 janvier 2018

    Le Burkina Faso va mal et même très mal. Et ce n'est pas être alarmiste de le dire. C'est un constat. Le pays a mal à sa gouvernance, à sa classe politique dans son ensemble, à sa société civile et à ses citoyens, individuellement et collectivement. Trois ans après l'insurrection populaire qui était pourtant censée offrir de nouvelles perspectives politiques, institutionnelles et socioéconomiques pour la grande masse des Burkinabè, le pays continue de tanguer, de patauger des eaux marécageuses.

    in Diagnostic
"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite