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MENA : La guerre des frais de vacation continue

10 juillet 2017 Auteur :  

Déjà, à la rentrée, des établissements auraient montré un refus à accepter d’autres élèves. La raison : l’État s’est montré mauvais payeur. Lors de l’émission «Dialogue avec le gouvernement» le 11 octobre 2016 sur la RTB et sur le retard des engagements financiers de l’État, le ministre Jean-Martin Coulibaly affirmait que les choses étaient rentrées dans l’ordre. «Il y a eu du retard cette année, il y avait des dettes que nous sommes venus trouver. J’ai reçu les responsables de l’UNPPEL, Union nationale des promoteurs privés d’établissements laïcs, et nous avons discuté pour voir qu’est-ce que nous pourrions faire cette année pour résorber les dettes que nous sommes venus trouver. Nous avons pu régler l’ensemble des dettes que nous sommes venus trouver. Et pour cette année, pour l’année scolaire 2015-2016, nous leur devions encore un certain nombre de frais, mais à la date d’aujourd’hui, ces frais ont été réglés dans les régis des Directions régionales et donc sont disponibles à l’attention des différents établissements». Chez les concernés, c’est la surprise. La réalité serait tout autre. Dans le Centre-Est, de fin février à début mars 2017, les enseignants ont observé une grève de deux semaines. Des informations reçues, à Tenkodogo, il y a des établissements qui ont arrêté de dispenser les cours. Idem à l’Est. Au Nord, des établissements seraient également fermés parce qu’il n’y a pas d’agents de la vacation. Chez les enseignants vacataires d’autres localités, l’on entend également durcir le ton pour avoir gain de cause. «On dit que l’éducation est la base de tout développement, que faisons-nous pour cette éducation au Burkina Faso? Hormis les tueries des éducateurs, il y a une négligence dans le milieu éducatif burkinabè», s’offusque un enseignant. Affaire à suivre.1

AG

Amélie GUE

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