-->

SYNTSHA/MINISTERE DE LA SANTE Un accord signé in extremis

10 juillet 2017 Auteur :  

Le protocole d’accord signé entre le SYNTSHA et le ministère de la Santé a permis d’échapper à une autre grève des agents de santé. Selon le Secrétaire général du SYNTSHA, Pissyamba Ouédraogo, les engagements pris par le ministère sont acceptables. Cependant, il convient de faire remarquer que lesdits engagements devraient être rigoureusement suivis. On note quelques grands points dans l’accord issus de la plateforme revendicative du syndicat. Il s’agit des points concernant la carrière des agents, les conditions de travail, la participation des travailleurs au fonctionnement et à la gestion des services, les rémunérations, l’effectivité de la gratuité des soins au profit des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes et sans conteste l’épineuse question de la CAMEG. Il ressort également que d’ici 2020, il sera procédé à la construction d’un hôpital de grande capacité à Ouagadougou, d’un nouvel hôpital universitaire à Bobo-Dioulasso, la transformation du centre médical avec antenne chirurgicale de Pissy en hôpital de district ainsi que celui de Ouahigouya qui deviendra un hôpital de district. A propos des rémunérations des agents, il est ressorti qu’une loi à venir, dite loi de la Fonction publique hospitalière, devrait l’étudier.

Pissyamba Ouédraogo a alors expliqué qu’un comité composé des deux parties évaluerait régulièrement l’application et la mise en œuvre des engagements pris par le gouvernement.

Si cet accord signé par les protagonistes permet d’échapper à une grève dans le secteur de la santé, le SG du SYNTSHA fait remarquer qu’il ne s’agit nullement d’une trêve, ni d’une fin en soi. Car, « si à un moment donné, nous sommes méprisés par le gouvernement où de nouvelles situations se présentent, il n’est pas exclu que nous allions en grève », foi du SG.

AN

Aimé Nabaloum

E-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Votre commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Diagnostic

  • CONGRES DU MPP La lucidité a pris le dessus sur les égos surdimensionnés
    • lundi 10 juillet 2017

    Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le parti au pouvoir, a tenu les 10, 11 et 12 mars derniers, son deuxième congrès ordinaire. Au terme de ce congrès, le Président-Fondateur, Roch Marc Christian Kaboré, devenu président de tous les Burkinabè au sortir de la présidentielle de novembre 2015, a cédé, sans surprise, son fauteuil du chef de parti à Salifou Diallo, jusque-là commandant en second du navire MPP et président de l’Assemblée nationale. Mais au fond, c’est juste une confirmation pour ce dernier qui assurait l’intérim depuis l’accession de Roch Kaboré à la magistrature suprême. En cela, il n’y a pas eu de surprise. La seule surprise est que tous ceux qui ont rêvé de voir le parti présidentiel se disloquer au sortir de ce congrès que l’on annonçait être celui de tous les dangers, vont devoir déchanter. Bien au contraire comme voulu par le thème, ce congrès…

    in Diagnostic
  • GOUVERNEMENT THIEBA II L’espoir du renouveau s’éloigne dangereusement !
    • lundi 10 juillet 2017

    Le gouvernement de Paul Kaba Thiéba a subi depuis le 20 février dernier, un léger lifting. Annoncé deux mois plus tôt, le premier remaniement gouvernemental du régime Roch Marc Christian Kaboré n’a finalement pas été qu’un simple réajustement avec 5 entrées, deux départs, deux mutations et deux ministères scindés en deux. L’on n’attendra donc pas le congrès du MPP (Mouvement du peuple pour le progrès), le parti au pouvoir, avant d’opérer ce réajustement tant attendu. Ceux qui avaient espéré un véritable chamboulement doivent déchanter. Du reste, l’important c’est moins le changement d’hommes que le renforcement de la réactivité, des capacités et l’efficacité du gouvernement dans la recherche de réponses aussi bien conjoncturelles que structurantes aux immenses attentes sociales. Par Boureima OUEDRAOGIO « La rupture c’est maintenant ou jamais ! » Ainsi écrivions-nous dans notre édition du 15 au 31 janvier 2017, en partant du constat que « sur presque tous…

    in Diagnostic
"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite