Le Reporter - Bimensuel d'enquêtes et de reportages

C’est la question qui s’impose lorsqu’on finit de prendre connaissance de ce qui s’est passé au ministère en charge des transports, au sujet de ce marché public concernant le recrutement d’un prestataire privé pour la modernisation et la sécurisation des titres de transports et la réimmatriculation des véhicules au Burkina Faso. Difficile de comprendre l’attitude du gouvernement dans la gestion de ce dossier hautement sensible et engageant d’énormes ressources publiques.

Le Burkina Faso subit depuis deux ans maintenant, des incursions meurtrières de groupes terroristes. Jusque-là, les principales cibles de ces attaques, excepté celle du 15 janvier 2016 à Ouagadougou, sont les forces de défense et de sécurité. La dernière en date est l’attaque de Nassoumbou en décembre dernier, qui a causé la mort de 12 jeunes soldats et qui a suscité l’émoi et la colère légitime populaire.

En observant le comportement de certains dans la gestion de la chose publique, on se demande parfois si elles ont une réelle conscience de l’importance de la responsabilité qui est la leur en tant qu’agent public. C’est à croire que certains sont venus juste pour travailler à mettre à mal l’état des finances publiques.

Ouf ! Leschoses semblent bouger du coté de la justice ! Après avoir annoncé la decision prise lors de sa session du 28 juillet 2016, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a effectivement mis en place une commission d’enquêtes sur les accusations de corruption impliquant des magistrats. Composée de 6 membres, cette commission doit « mener des investigations d’une part, sur divers cas d’allégations de manquements à la déontologie et à l’éthique par certains magistrats, et d’autre part, sur des affaires judiciaires ayant fait l’objet de dénonciations, notamment par voie de presse, mais restées sans clarification ».

Diagnostic

  • ATTENTAT TERRORISTE DU 13 AOÛT 2017: Il faut en tirer enfin les leçons de la faillite de l’Etat !
    • vendredi 29 septembre 2017

    En ces circonstances douloureuses, l’heure est au discours convenu, le plus souvent empreint d’hypocrisie. Au-delà de l’émotion et du choc, ces circonstances interpellent fortement les consciences individuelles et collectives sur l’impératif de sortir de cette longue inertie politico-institutionnelle et des tensions de toutes sortes qui ont fragilisé l’Etat et ses institutions, mis en péril la sécurité des citoyens et de leurs biens.

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  • BRAS DE FER GOUVERNEMENT/SYNDICATS DU TRESOR ET DES IMPÔTS: Si loin du peuple et de sa misère noire !
    • vendredi 29 septembre 2017

    Le bras de fer qui oppose le gouvernement au Syndicat des agents du trésor du Burkina (SATB) et au Syndicat national des agents des impôts et des domaines (SNAID) semble avoir pris une tournure inattendue. Le 29 mai dernier, devant caméras, micros et flashes des hommes de médias, le gouvernement et le SATB avaient signé un accord marquant la fin des semaines de grèves et de sit-in.

    in Diagnostic
"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite