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JUSTICE POUR THOMAS SANKARA : La levée du secret-défense en France toujours attendue

05 avril 2017 Auteur :  
Cette démarche du juge avait suscité de grands espoirs quant à l’avancement de ce dossier qui n’a que trop duré. Mais depuis lors, silence radio. Le juge n’a visiblement toujours pas de suite à sa requête. A travers le courrier suivant, adressé aux députés français, le Réseau international « Justice pour Thomas Sankara, justice pour l’Afrique » en appelle à la diligence des uns et des autres en vue de donner suite à la demande du juge Yaméogo.

Paris, le27 janvier2017

Monsieur, Madame le (la) Député(e), le(la) Sénateur(trice)

Objet : enquête sur l’assassinat de Thomas Sankara

Le juge d’instruction burkinabè François Yaméogo chargé de l’enquête sur l’assassinat de Thomas Sankara a lancé une commission rogatoire et demandé la levée du secret défense en France en octobre 2016.

Nous nous permettons donc une nouvelle fois d’attirer votre attention sur les difficultés rencontrées en France pour collaborer à la recherche de la vérité dans cette affaire, bien que trente ans se soient écoulés depuis les faits.

Lors des deux dernières législatures, plusieurs députés français ont en effet demandé l’ouverture d’une enquête parlementaire, se faisant ainsi le relais d’une demande émanant de députés du Burkina Faso. (Voir la dernière en date à http://www.assemblee nationale.fr/14/propositions/pion0

248.asp) M. Bartolone a répondu par la négative le 7 juillet 2015, sous prétexte que cette affaire ne concernerait que   la   justice   burkinabé (Voir thomas sankara.net/le president de l’assemblee nationale francaise claude bartolone soppose a louverture d’une commission-d’enquete parlementaire sur l’assassinat de thomas-sankara/ )

Désormais, c’est la Justice burkinabè elle-même qui est à l’origine de la procédure en direction de la France. Une réponse négative à la requête du Juge François Yaméogo serait un mauvais signal envoyé en direction des pays africains et de leur jeunesse pour laquelle Thomas Sankara est désormais la référence, mais aussi vis-à-vis de la population française qui est en droit de savoir quel rôle a pu jouer la France par le passé. Il est donc fondamental que notre pays assume ses responsabilités dans cette affaire. Il en va de sa crédibilité dans la recherche de la justice et de la vérité, mais aussi de la nécessité d’assumer son passé afin de pouvoir engager avec l’Afrique des relations nouvelles sur la base du respect mutuel. La France doit accepter la mise en place de cette commission rogatoire et la levée du secret défense en dépit de ou bien justement en raison de sa supposée implication. Une pétition rédigée en ce sens a déjà rassemblé près de 6 000   signatures (Voir à http://www.thomas sankara.net/petition l’ouverture d’une enquete parlementaire parlement-francais conditions de l’assassinat president thomas sankara de compagnons 4 4 69 :) . Nous espérons donc vivement qu’à votre tour, vous saurez trouver les moyens, entant que député(e), d’intervenir et de soutenir la demande du Juge François Yaméogo.

Veuillez agréer, Madame la Députée, Monsieur le député, l’assurance de notre considération respectueuse

Pour le Réseau international

«Justice pour Thomas Sankara justice pour l’Afrique» Bruno Jaffré et Jacques Casamarta

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Téléphone: 0144610325

Le Reporter

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