Le Reporter

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Les deux cohéritiers, l’héritage et le tribunal L’affaire traîne devant les tribunaux depuis belle lurette. Quand bien même il est majeur, il a été placé sous tutelle par la force des choses et des événements, mais aussi par la volonté de son cohéritier, son frère aîné, qui gère l’héritage à eux légué par leur défunte mère. Surpris par cet état des choses, le cadet entreprend des actions en Justice afin de se voir rétabli dans ses droits, mais en vain. Il connaîtra la prison à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). Il en ressortira et continuera sa lutte mais sans résultat. Ses multiples appels au secours resteront sans réponse. Rien ne bouge pour lui. Les biens de la famille, soutient-il, ont été utilisés à son insu; mieux, certaines personnes, loin de la famille, en usent sans être inquiétées. Comment Sosthène Yaméogo a été écarté de l’héritage familial? Comment…
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Vers une 3e condamnation du PM ? Dans notre précédente édition, nous relations les frasques du Premier ministre Yacouba Isaac Zida avec la Justice de son pays. Condamné à deux reprises dans une affaire de construction illégale à Ouaga 2000, le Premier ministre Yacouba Isaac Zida, écrivions-nous, a non seulement refusé d’exécuter les décisions de Justice, après avoir refusé de répondre aux convocations du juge, mais avait tenu des propos désobligeants vis-à-vis de l’auxiliaire de Justice commis pour lui signifier les décisions.
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Une belle initiative totalement dévoyée Lorsque, courant 2007, le gouvernement Tertius Zongo prenait l’initiative de soumettre désormais la désignation des Directeurs généraux des Etablissements publics de l’Etat (EPE) et autres sociétés à économie mixte avec participation majoritaire de l’Etat, à la procédure d’appel à candidatures, nombreux étaient les Burkinabè épris de justice, de bonne gouvernance et de transparence à applaudir à se rompre les bras. Plus qu’une simple volonté de transparence et de bonne gouvernance, cette mesure était la transparence toute incarnée.
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Pourquoi ça dure ? La Charte de la Transition, en son article 10, fait obligation aux membres des organes de la Transition de faire une déclaration de leurs biens à la prise et à la fin de leurs fonctions. Un délai maximum d’un mois leur est imparti pour satisfaire à cette obligation. Ces déclarations doivent être publiées dans le Journal officiel. A la date du 12 janvier 2015, soit plus d’un mois après les installations respectives des membres du gouvernement de transition et du Conseil national de transition, nous avons fait un tour au Journal officiel. Mais celui-ci affiche toujours blanc à ce propos.
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Il a payé 20 carnets à 80 millions F CFA L’importance de la Cour des comptes n’est plus à démontrer, du reste, selon les dispositions qui l’instituent. En effet, la loi organique n°014-2000/AN du 16 mai 2000 portant composition, attributions, organisation, fonctionnement et procédure applicable devant elle fait de la Cour, une sorte de « gendarme des financiers » de l’administration. Dans l’exécution de cette mission, elle a, dans son dernier rapport, relevé des cas d’indiscipline financière dont un a fait l’objet d’une décision qui condamne l’ex-maire de la commune de Banfora, Yacouba Sagnon. Les indélicatesses financières en matière de gestion financière ont été mises à nu car « le mis en cause reconnaît avoir procédé à des commandes au mépris de la procédure d’achat » de carnets de quittance. Pour 20 carnets, il a casqué 80 millions F CFA.
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Les faits sont graves. Yacouba Isaac Zida, le Premier ministre, n’a aucun égard pour la Justice de son pays. Et c’est peu dire. En 2012, il a été condamné par la Justice, dans une affaire de construction illégale à Ouaga 2000. Mais jusqu’à l’heure où nous couchions ces lignes, il refuse de s’exécuter.
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Des discours populistes aux mesures inefficaces et illégales Très attendu dans la lutte contre l’impunité des crimes économiques et de sang et surtout dans la traque des biens mal acquis des dignitaires du régime déchu, le Premier ministre Yacouba Isaac Zida semble se complaire dans le populisme et l’illégalité au lieu d’actions coordonnées, concrètes et bien menées. Contrairement à ce qu’il a affirmé dans les médias, il a fallu attendre plus de deux semaines après son auto-proclamation en tant que chef de l’état et à la veille de la passation de cette charge au président désigné de la transition, pour le voir prendre des mesures conservatoires. en effet, le 17 novembre 2014, par courriers adressés aux directeurs généraux de plusieurs banques et institutions financières, il demande le gel des comptes de 23 personnalités (voir la liste en encadré) dont Blaise Compaoré, son épouse Chantal, son frère François, l’épouse et la…
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Ambiance d’une plénière Le Conseil national de transition s’active et se régularise au fur et à mesure. Dans la nuit du 12 au 13 décembre 2014, les députés de la Transition se sont retrouvés à leur salle de plénière, à l’hôtel des députés à Baoghin, afin d’en finir avec la mise en place des organes du Conseil. Election du bureau du CNT, élection des présidents de commission et la question des députés des parlements communautaires ont constitué l’essentiel d’une nuit de travaux. Parfois lourde, souvent détendue, empreintes d’hésitation et d’humour, les députés de la Transition ne sont pas encore à leur vitesse de croisière. Ambiance d’une plénière du CNT, présidée par Moumina Shérif Sy.
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« AdamaSagnon et Abdoulaye Barry étaient des avocats de François Compaoré » Le nom de Me Prosper Farama est intimement lié à certains dossiers emblématiques en souffrance ausein de la Justice burkinabè, tels que le dossier Thomas Sankara et le dossier Norbert Zongo. Combattant invétéré de l’injustice, il a été de tous les combats pour la manifestation de la justice dans ces grands dossiers. A un moment où le règne de Blaise Compaoré tendait outrancièrement vers la dérive, il n’avait pas hésité à élever la voix pour dire que ce dernier était devenu indigne de gouverner le Burkina Faso et appelé à une révolution populaire. Avec les événements de la fin octobre 2014, ayant obligé Blaise Compaoré à la fuite du pays et donné lieu à un régime de transition, c’est un Me Farama pratiquement toujours sur sa soif qu’il nous a été donné de rencontrer en fin de mois de novembre. Pour…
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