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Le piège du «diviser pour mieux régner» !

29 septembre 2017 Auteur :  

 

Depuis la sortie aux relents forts populistes du ministre en charge de la Fonction publique, Clément Sawadogo, évoquant l’éventualité d’une remise à plat des rémunérations dans la Fonction publique, en vue d’un arbitrage du peuple, le débat sur le fonds commun des agents des finances a connu un tournant décisif. Cette sortie a incontestablement contribué à aiguiser les appétits au sein des fonctionnaires, rendant la controverse plus que jamais acérée. Certains ont vite fait de voir là une occasion jamais rêvée de sortir définitivement de leur indigence, à travers l’élargissement du bénéfice du fameux fonds commun à tous. Il est même de plus en plus question d’une utopique harmonisation des traitements dans la Fonction publique, prétexte tiré du fait que tous les fonctionnaires, quel que soit leur positionnement dans l’administration, apportent tous et au même titre leur pierre à l’édifice de la nation. Pour cela, allèguent certains, personne ne devrait être mieux traité que l’autre, car tous seraient indispensables au même titre. Et voilà le front social s’enflammant de plus belle. Les attaques et contre-attaques entre fonctionnaires vont bon train. Le ministre Sawadogo et ses supérieurs peuvent se frotter les mains. Le coup a bien marché. La théorie du  diviser pour mieux régner a encore fonctionné. Pourtant, tout le monde sait très bien que nulle part au monde, l’égalité parfaite dans le traitement n’existe. Cela n’est jamais possible. C’est une loi de la nature. Les spécificités dans les emplois et fonctions vont nécessairement avec des spécificités dans les avantages. Chaque catégorie sociale a ses avantages que lui confère sa spécificité et que les autres ne pourraient avoir, au risque de chambouler tout l’ordre social et créer d’autres problèmes plus corsés. Que chacun arrête donc d’envier l’autre et se contente de ce qui lui revient et la société sera sauve. L’essentiel étant aussi que le montant du fameux fonds commun soit maintenu dans des proportions raisonnables.

Par Y. Ladji BAMA

Y. Ladji Bama

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