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Justice: cette autre plaie dont on ne parle pas assez !

30 janvier 2018 Auteur :  

On ne finira sans doute jamais d'égrener les maux qui minent la Justice au pays des Hommes intègres. Le communiqué de la commission d'enquête du Conseil supérieur de la magistra­ture (CSM), suite à la remise de son rapport, énonce quelques élé­ments du long chapelet : monnayages de dossiers judiciaires, abus de pouvoir, trafic d'influences, etc.

Mais à côté de ces travers qui amè­nent, le plus souvent, les magistrats à rendre des décisions dignes de déni de justice et dont on parle de façon récurrente, il y a un autre drame silencieux dans la Justice burkinabè. Il s'agit de la non- exécu­tion des décisions de justice. Ici, les magistrats se sont, le plus souvent, échinés pour bien faire leur travail et rendre des décisions devenues définitives et exécutoires mais qui ne sont jamais exécutées. Il se dit que l'Etat, lui-même qui aurait dû donner le bon exemple, montre un visage malheureusement très pitoyable en la matière. Souvent, des huissiers de justice, même appuyés par la force publique, sont obligés de battre en retraite face à certains justiciables singuliers, refusant de se plier à des décisions de justice, même devenues définitives. Et le comble est que face à cela, la Justice se montre désemparée. Mais quelle autorité pour une Justice dont les décisions ne peuvent pas être exécutées ? Vivement que cette tendance soit vite renversée.

Y. Ladji Bama

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