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Changer, de gré ou de force !

06 décembre 2016 Auteur :   Y. Ladji BAMA

Le don de tablettes accepté par le gouvernement et l’Assemblée nationale de la part de l’entreprise chinoise Huawei procède de cette situation. Qui l’eut cru ? Qui l’eut cru qu’en dépit de la nouvelle loi anticorruption, les plus hautes autorités nationales puissent allègrement prendre de telles libertés ? C’est dire à quel point certains réflexes corrompus sont ancrés. Et il n’y a pas que ça. Les exemples peuvent être multipliés à souhait. La poursuite des nominations par copinage dans l’administration publique, malgré la promesse faite par le Président Kaboré lui-même de « maintenir et de généraliser la procédure de recrutement par appel à candidatures » en est une autre illustration.

Sauf erreur ou omission de notre part, depuis la prise de pouvoir par le nouveau régime, jamais on a entendu ni vu dans la presse un avis d’appel à candidatures pour un recrutement d’un responsable à la tête d’une quelconque société d’Etat. Pourtant, la presque totalité des responsables de ces structures a été remplacée depuis lors. Où est le changement ? Y a-t-il pire forme de clientélisme et de politisation de l’administration publique ? Pourtant, il va bien falloir renoncer à toutes ces hideuses habitudes.

De gré ou de force. Le processus est irréversible.

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