-->

Attention, ne pas sacrifier la vache à lait !

02 avril 2017 Auteur :   Y. Ladji BAMA
Dieu seul sait combien le Trésor public est saigné à blanc chaque année pour faire face à des créances de l’Etat causées par l’insouciance et la cupidité de ces agents indélicats. Au palais de Justice, on ne compte plus les procès perdus parl’Etat et pour lesquels celui-ci doit débourser d’importantes sommes d’argent au titre de dommages et intérêts. Des sommes qui auraient pu servir utilement la nation permanemment éprouvée par divers impératif s existentiels. Le plus souvent, ces personnes qui sont à la base de tant de déperditions de ressources ne sont jamais inquiétées.

L’Etat, et par ricochet le contribuable burkinabè, se retrouve toujours seul à supporter les fâcheuses conséquences de ces indélicatesses pendant que les vrais responsables en profitent impunément. Si bien que l’on se retrouve dans un cycle infernal où convaincus de ne jamais être inquiétés, les candidats à ces pratiques répréhensibles sont en nombre de plus en plus croissant dans l’administration. Promus à des postes de responsabilité, leurs premiers reflexes consistent à se servir et non à servir la collectivité. C’est ce qui se passe actuellement dans le domaine des marchés publics, où de nombreux contentieux attendent l’Etat, et dans la plupart des cas, les chances pour l’Etat d’ensortir indemne sont très minces. Certains se laissent aller à des dérives et autres abus de pouvoir en se disant qu’en cas de condamnation, ça ne sortira pas de leurs poches. « L’Etat vas’encharger », se plaît-on àrépéter.

A cette allure, il faut craindre qu’on ne finisse par tuer la vache à lait qu’est l’Etat.

Votre commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite