Le Reporter

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Attention aux règlements de comptes et à la calomnie ! L’éventrement du domicile de François Compaoré, petit frère du président déchu, Blaise Compaoré, suite à l’insurrection populaire de la fin octobre 2014, a donné lieu à des découvertes insolites qui ont laissé plus d’une personne ahuries. D’aucuns n’ont pas hésité à parler de sacrifices humains qui auraient eu lieu dans cette maison présentée comme un véritable sanctuaire du mysticisme. Vrai ou faux, il est encore difficile de se faire une nette idée. Sans doute l’avenir proche ou lointain pourra situer davantage les uns et les autres. En attendant, il ressort que certains ont trouvé en cette occasion, une aubaine jamais rêvée pour régler leurs comptes personnels avec leurs adversaires.C’est le cas de ce médecin accusé, sans preuves valables, d’avoir participé à des sacrifices rituels chez les Compaoré.
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Quelles mesures urgentes pour restaurer la confiance ? L’insurrection populaire d’octobre 2014 a décimé dans les flammes le palais de Justice de Bobo-dioulasso,comme d’autressymboles de la République – la Justice ne s’effondre jamais sans entraîner dans sa chutel’Etat lui-même. Maintenant que les braises de la fureur se sont éteintes, nous sommes tous attendus sur la nouvelle Justice que nous voulons bâtir, car ce qui fait les grandes nations, ce n’est pas ce qu’ellesjettent aux flammes de l’histoire mais ce qu’elles retirent des cendres. Restaurer la confiance en la Justice nous engagera sur deux chantiers urgents : solder les dossiers pendants et réhabiliter le justiciable comme la cible prioritaire des réformes.
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Odeur de chair humaine au domicile de Gilbert Ouédraogo Une importante partie des habitants de la ville de Ouahigouya a activement participé  à la lutte contre le vote du projet de modification de l’article 37, soldée par le départ du Président Blaise Compaoré. La cible des manifestants de cette ville le jour du 30 octobre   a été   les domiciles des responsables politiques s’étant montrés défenseurs de la révision de l’article 37. La tache noire de cette opération de destruction a été le décès de trois personnes suite à l’incendie du domicile du président de l’ADF-RDA, Gilbert Noël Ouédraogo.
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Les péripéties de la désignation de Michel Kafando Jusqu’au bout de la nuit aurait pu être le titre de cet article. Tant le choix fait par les membres du collège de désignation a duré toute la nuit du 16 au 17 novembre 2014. Après de longues heures de concertations, les 23 membres du collège ont porté leur choix sur la personne de Michel Kafando, 72 ans. Mais cette désignation ne manque pas de susciter quelques interrogations. Récit d’une longue nuit à Ouaga 2000.
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Chaude matinée à l’Assemblée nationale Il était 8h40 ce 30 octobre 2014 quand les députés de l’opposition arrivaient à l’Assemblée nationale dans un mini car après s’être fait un chemin entre les différentes barrières. Dans la cour de l’Assemblée, certes, le climat était lourd, mais journalistes, forces de l’ordre et personnel parlementaire pouvaient faire semblant. Pendant ce temps, la foule gronde aux quatre points cardinaux, dans les rues de Ouagadougou. Les partis politiques et les organisations de la société civile s’étant vraisemblablement organisés pour « fatiguer les forces de l’ordre ». Toutes les voies d’accès sont barrées par des chars. On aperçoit l’ancien député et militant du MPP, le Dr Emile Paré, avec son écharpe de député. Il est escorté par deux militaires et un de ses amis.
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Chronique d’une déchéance inattendue «Lorsque ton âne va te terrasser, tu ne vois pas ses oreilles». Cet adage s’est vérifié avec les derniers développements de la situation nationale. Les choses sont allées très vite en cette fin de mois d’octobre 2014, pour Blaise Compaoré et son régime. Les incessants avertissements et mises en garde ayant fusé de toutes parts n’y ont rien fait. Ce qui devait arriver à « l’homme fort » de Kosyam est arrivé. Au moment où presque personne, y compris les plus irréductibles militants de l’alternance, ne s’y attendait. Plus que le simple changement d’une loi, la rue a fini par avoir la peau de Blaise Compaoré. En lieu et place des 15 ans de pouvoir supplémentaire qu’il visait à travers son projet inique et démentiel de modification de l’article 37 de la Constitution, il s’est retrouvé avec une année de moins sur son mandat légitime qui courait jusqu’en…
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Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Chers camarades. Nous voilà encore une fois réunis pour le 27ème anniversaire de l’assassinat du Président Thomas Sankara et de ceux qui sont tombés ce jour, 15 octobre 1987 avec lui. Cet acte odieux a été suivi par tant d’autres crimes crapuleux qui ont marqué les esprits tant à l’intérieur du Burkina qu’au-delà de nos frontières.
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Le Front progressiste est né Le 30 août dernier, à travers un communiqué, trois partis sankaristes, le CNR/MS (Conseil national de la révolution/Mouvement sankariste), le Front des forces sociales (FFS) et l’UNIR/PS (l’Union pour la renaissance/Parti sankariste) annonçaient leur fusion pour ne devenir qu’un. Ce 11 octobre 2014, dans la mythique Maison du peuple à Ouagadougou, ce qui semblait impossible est devenu réalité. Les sankaristes concrétisaient leur union à travers un congrès unitaire. Longtemps critiqués pour leur dispersion et leur guerre de chiffonniers autour de l’idéal sankariste, les sankaristes tentent une nouvelle fois de se retrouver au sein de la même famille. C’est ainsi qu’est né le Front progressiste sankariste présidé par Me Bénéwendé Sankara.
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«Seule une résistance forte peut sauver l’article 37», selon Me Guy Hervé Kam Il fut magistrat. Il a démissionné de ce corps pour des questions de convictions personnelles pour rejoindre le barreau burkinabè. Aujourd’hui, il fait partie des acteurs les plus en vue dans la société au Burkina Faso. Secrétaire exécutif du Comité pour l’éthique judiciaire, il est aussi le porte-parole du mouvement le Balai citoyen. Me Guy Hervé Kam, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’est certainement plus à présenter. Dans un pamphlet publié récemment, il s’était montré très amer vis-à-vis des députés du parti au pouvoir qui avaient appelé le président du Faso à convoquer le corps électoral pour le référendum. Dans cette interview, qu’il nous a accordée le 25 septembre 2014 à ses bureaux de la Cité An III de Ouagadougopu, il analyse sans complaisance la situation politique nationale, revient sur certains aspects de sa lettre ouverte…
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