Le Reporter

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La chasse aux lesbiennes La nuit du samedi 9 novembre fut particulièrement chaude au quartier Wayalghin de Ouagadougou. Des filles accusées d’être des lesbiennes ont été délogées manu militari par un groupe de jeunes du quartier. un ultimatum de quatre jours, à compter du mercredi 6 novembre leur avait été donné pour quitter le quartier. A l’expiration de celui-ci, le « couple » ne s’était pas exécuté. Les jeunes sont donc passés à l’acte. Retour sur une nuit mouvementée dans ce quartier situé au côté nord de l’échangeur de l’est.
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Un crime sanglant Pourquoi les métropoles européennes sont-elles pleines d’Africaines et d’Africains au regard hagard, au sourire contrit, désemparés – mendiant pauvrement, vendant à la tire, « bossant » durement, le balai à la main, la pelle au bout du bras, fouillant la benne à ordures derrière le restaurant ? Quel désespoir incommensurable a bien pu chasser ces êtres admirables hors de leur patrie ensoleillée – qu’ils apprécient tant ¬– et les pousser sur les chemins de l’exil pleins de périls pour aboutir à Bruxelles, Londres, Paris, Athènes, Barcelone…? Leur exode risqué s’est amorcé il y a une dizaine d’années au Sénégal, en Côte d’Ivoire, en RDC, au Burkina, au Kenya, en Somalie, au Mali ou au Rwanda, peu importe; il a toujours débuté là où leur vie était menacée, puis par monts et par vaux, à pied, en car, en train ou en bateau, la longue caravane des déshérités…
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Le pouvoir avance à pas mesurés, l’opposition affûte timidement ses armes Dans notre précédente édition, nous annoncions que le processus de création du front républicain impliquait l’introduction à l’Assemblée nationale par le gouvernement d’un projet de loi portant modification de la Constitution pour permettre à l’Assemblée nationale de délibérer en toute légalité, en attendant la mise en place du Sénat et des débauchages dans l’opposition pour l’affaiblir. Les choses se précisent maintenant. En effet, deux projets de loi ont été adoptés par le Conseil des ministres du mercredi 16 octobre dernier. L’un portant modification de la Constitution et l’autre du statut de l’opposition. Ils sont déjà sur le bureau du président de l’Assemblée nationale. Le projet de loi portant modification de la Constitution sera examiné le 12 novembre prochain par les députés. Celui sur le statut de l’opposition passera à la plénière du 17 décembre.
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 Démystifier le langage de l’économie Septembre 2012 – septembre 2013, un an qu’un groupe d’acteurs multidisciplinaires portaient sur les fonts baptismaux le magazine « Défis Economiques ». Contribuer à rendre l’information économique pertinente, claire et accessible à tous, en décodant le langage ésotérique des économistes et en suscitant des débats contradictoires sur des thématiques d’intérêt, tel est le sens du défi que se sont lancé les promoteurs de ce magazine. A en croire Idrissa Mohamed Ouédraogo, Directeur de publication de « Défis Economiques », l’idée est née d’un constat : le paysage médiatique burkinabè d’alors ne comptait aucun titre dédié à l’économie.
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Vite des actions fortes Dans les 13 régions du Burkina Faso, les PVVIH sont confrontés à de nombreuses difficultés pour accéder aux médicaments essentiels. Les résultats d’une sortie de collecte d’informations sur l’accès aux soins par les PVVIH , réalisé par le Réseau Accès aux Médicaments Essentiels (RAME) parlent d’eux-mêmes. Le réseau appelle donc à des actions fortes pour préserver la santé et le bien être de ces citoyens.
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Pas un pas sans l’opposition ! Les chefs coutumiers ont été reçus par le chef de l’Etat le 16 septembre 2013 à sa résidence de Kosyam. Ils ont dit être venus sur convocation de Blaise Compaoré qui entendait partager ses préoccupations de l’heure avec eux. Il s’est donc agi de la situation nationale marquée par les controverses sur la mise en place du Sénat. La presque totalité des « têtes couronnées étaient présents : le Mogho Naaba, le Roi du Gulmu, le Roi du Yatenga, les Dima de Boussouma et de Tenkodogo, …). Ils ont été convoqués et ils ont donné leur point de vue. Pour l’essentiel, ils marquent leur accord pour l’institution, mais à une condition : l’implication de l’opposition. C’est dire donc que la mise en place de cette institution qui divise les Burkinabè ne sera pas une chose aisée pour le chef de l’Etat. Après la remise du rapport circonstancié du…
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Le Conseil constitutionnel relance les hostilités La rumeur se fait de plus en plus persistante. Le Conseil constitutionnel aurait enfin vidé sa saisine à propos de la constitutionnalité ou non de la loi n°026-2008/AN du 8 mai 2008 ou « loi anti-casse ». De sources proches de la Justice, les membres du Conseil ont fini par se décider. Il aurait déclaré la loi constitutionnelle. Mais avant d’en arriver à une telle décision, les sessions ont été houleuses. Que de tiraillements, que de tractations ! De vives tensions, il y en a eu entre conseillers, à ce que l’on dit. Créant même des camps au sein du Conseil. Pendant qu’un camp jugeait la loi anticonstitutionnelle, comme le prétend la défense des étudiants, l’autre argumentait le contraire. En définitive, un camp a pris le dessus et la décision serait prise. Face à une telle situation, à quoi faut-il donc s’attendre à présent ? Du côté de…
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Entre bénévolat et exploitation de l’homme par l’homme La pauvreté et la misère noire qui frappent les populations sont souvent perceptibles à travers les activités qu’elles mènent pour faire face à leurs besoins. Cela est surtout manifeste au sein de la gent féminine. Ne dit-on pas souvent que la pauvreté a un visage féminin? Nous sommes allés à la rencontre d’un groupe de vieilles femmes qui se battent au sein d’une association dénommée « Association Sougr-Nooma ». Leur combat cache une bien triste réalité. Une exploitation de l’homme par l’homme ? Même si ça ne l’est pas, ça y ressemble
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SOS, il y a péril en la demeure ! Effet de mode ? Volonté de satisfaction d’un besoin naturel réel ? Crise de valeurs ? … Les questions se bousculent. Difficile d’y apporter une réponse non risquée. Le phénomène quant à lui est réel. Il est même préoccupant. La percée de la cigarette au sein de la gent féminine, puisque c’est de cela qu’il s’agit, est inquiétante. Jadis apanage de femmes d’un certain âge et circonscrit dans une certaine catégorie sociale, l’usage du tabac par les femmes a pris aujourd’hui un autre visage. De plus en plus de mineures s’y adonnent dans une insouciance parfois déconcertante. Petite immersion dans le monde des filles fumeuses.
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