• 05
  • Aoû

La justice, maillon faible de la Transition

josephineLe gouvernement de la Transition à beau proclamer sa bonne foi et son engagement à lutter contre l’impunité des crimes économiques et de sang, la réalité du terrain renvoie une autre réalité : celle d’un attentisme ou d’un laxisme incompréhensible par rapport aux urgences. La justice reste encore un rêve pratiquement impossible. Les dossiers pendants et sur lesquels les autorités de la Transition sont attendues sont légion. On peut relever, entre autres, les dossiers des victimes de l’insurrection, des anciens dignitaires qui avaient été interpellés en début avril et relaxés en attendant la mise en route des procédures devant la Haute Cour de Justice relookée, les suites à donner aux plaintes du Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP) avec les familles des victimes, la traque des biens mal acquis, etc. Mais hélas, le sentiment qui se dégage est que la Transition risque à ce niveau de décevoir les espoirs.

  • 13
  • Juil

Quand Nathalie Somé fait son cinéma !

cscLe Conseil supérieur de la communication (CSC) a perdu définitivement le peu de crédit qui lui restait. Mais plus que l’institution elle-même, c’est sa présidente Nathalie Somé qui s’est complètement fait une très mauvaise publicité. Depuis la décision inique de suspendre pour trois mois les émissions interactives ou d’expression directe dans toutes les radios et télévisions du Burkina Faso, le CSC a suscité le courroux des professionnels et promoteurs des médias et des organisations de défense des droits humains et de la liberté d’expression.

  • 13
  • Juil

Hommage d’accord, mais justice d’abord

martysAux premières heures de la matinée du 30 octobre 2014, le Burkina a commencé à enregistrer ceux qui sont aujourd’hui appelés les martyrs de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. Après une première tentative, le 13 décembre 2014, de rendre hommage à ces fils et filles tombés sur le champ d’honneur, le gouvernement de la Transition a enfin décidé de commémorer avec tous les honneurs ce triste épisode de la vie de la nation les 27, 28, 29 et 30 mai 2015. Ces activités ont mobilisé toutes les autorités avec une bonne partie de la population. Hommage, oui, mais aussi de l’émotion et des engagements.

  • 02
  • Juil

Vaincre coûte que coûte l’insécurité

gendarmerieLa sécurité constitue une préoccupation essentielle de nombreux Burkinabè. Beaucoup sont inquiets du niveau d’insécurité jugé très grave. Dans un tel contexte, la Gendarmerie nationale dont l’une des missions essentielles est d’assurer la sécurité des citoyens est plus que jamais interpellée. Cette institution est à pied d’œuvre, aux côtés des autres forces de sécurité, pour assurer la quiétude nécessaire à chaque citoyen. Conformément à une devise qui lui est chère, à savoir « travailler et laisser dire », la gendarmerie accomplit de grands exploits en toute discrétion. Afin de lever un coin de voile sur les efforts qu’elle déploie au quotidien pour sécuriser les populations, elle a convié, dans la matinée du mardi 12 mai dernier, un groupe de journalistes à assister à une série de simulations en rapport avec son travail au quotidien en matière de sécurisation des personnes et des biens. Le but de l’exercice, une meilleure collaboration entre populations et forces de sécurité pour un mieux-être de tous.

  • 02
  • Juil

Un accueil présidentiel !

maariam1Après les événements du 15 octobre 1987, elle avait quitté Ouagadougou dans le silence, et c’est de façon triomphale qu’elle a regagné officiellement sa terre natale. Ce 14 mai 2015, c’est une foule nombreuse qui est allée accueillir « présidentiellement » l’épouse de l’ancien Président Thomas Sankara. L’arrivée de Mariam Sankara semble avoir donné le ton aux Sankaristes pour chanter en chœur. A l’aéroport, on les a vus, les Sankaristes politiques et les Sankaristes citoyens. Le comité d’accueil était à la hauteur des espoirs que se fixe cette famille qui revendique les idéaux du père de la Révolution burkinabè.

  • 23
  • Jui

Le chemin de croix d’un retraité

fonction pubSeydou Traoré est un ex-fonctionnaire de l’Etat burkinabè, recruté en 1979 en qualité d’Agent technique mécanicien aux Travaux publics (TP). Il exercera cette fonction jusqu’en 1994 puis, il sera reversé au cours de cette même année au Centre hospitalier régional (CHR) de Ouahigouya. Il est dans cette structure du 19 octobre 1999 au 30 avril 2012, date à laquelle il a été admis à la retraite. Mais, il se rendra par la suite compte qu’un problème se pose avec ses avancements. Il avance certes, mais aucune incidence financière. Quelqu’un aurait-il mis le pied dessus ? Des arrêtés ministériels attestent ses avancements. Son administration reconnaît qu’il n’a connu aucune incidence depuis 2001. Alors, Seydou Traoré ronge son frein. D’où lui viendra le secours ?

  • 23
  • Jui

Après la grippe aviaire, voici la peste porcine

porcDécidément, les Ressources animales sont très menacées au Burkina Faso ces derniers temps. Pendant que les acteurs mobilisés ont toujours du mal à contenir la grippe aviaire, partie des environs de Ouagadougou (Koubri) et qui continue de se propager à travers les différentes contrées du pays, l’on apprend qu’une autre maladie animale dénommée Peste porcine africaine (PPA) vient de se déclarer dans une ferme d’élevage de porcs à Saponé, non loin de Ouagadougou. Les acteurs de la filière porcine sont très inquiets.

  • 07
  • Jui

Quand les faussaires narguent la Justice

justiceDans nos éditions N° 151 du 1er au 14 octobre 2014 et 154 du 15 au 30 novembre 2014, nous relations la mésaventure d’une veuve, Solange Kiemdé née Bouda, malmenée par sa belle-famille, avec la complicité abjecte d’auxiliaires de Justice, avec en toile de fond l’héritage légué par son défunt époux. Pour parvenir à leurs fins, écrivions-nous, ces gens avec à leur tête, le beau-père, Jacques Kiemdé, commerçant domicilié à Koudougou, avaient usé de moyens des plus sordides qui soient, pour accabler la pauvre veuve. Fausses décisions de Justice, faux actes de décès, faux exploits, … ils ont tout fait pour spolier l’infortunée. En plus de confisquer abusivement ses biens, ils l’avaient fait déférer injustement à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) où elle restera plus d’un mois durant. Pendant ce temps, ils avaient enlevé ses enfants que le beau-père avait séquestrés chez lui à Koudougou. Malgré des décisions de référés ordonnant notamment la restitution des biens et des enfants à leur mère, le vieux Kiemdé avait toujours refusé de s’exécuter.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite