La Cour des comptes a présenté son Rapport public annuel 2024 à la presse, ce vendredi 5 décembre 2025, après l’avoir remis au Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Il ressort de ce rapport que le traitement des dossiers de fautes de gestion a progressé en 2024, avec 38 dossiers saisis contre 31 en 2023.
Après sa remise au président du Faso, lundi 24 novembre 2025, le rapport 2024 de la Cour des comptes a fait l’objet d’une conférence animée par les premiers responsables de cette juridiction supérieure de contrôle des finances publiques du Burkina. La Cour des Comptes exerce deux types d’activités : des activités juridictionnelles par le jugement des comptes de gestion des comptables publics et des dossiers de fautes de gestion et des activités non juridictionnelles par le contrôle de la gestion des structures publiques et des structures recevant des fonds publics.
Le rapport public puise ses éléments dans les observations faites par la Cour à l’occasion des diverses vérifications qu’elle a effectuées en 2024. Les constats, les recommandations et les suites données aux observations sont essentiels pour l’amélioration continue de la gestion des finances publiques et la promotion de la bonne gouvernance au Burkina Faso. La Cour des comptes réaffirme ainsi son rôle d’institution supérieure de contrôle des finances publiques au service de la transparence, de la redevabilité et de l’intérêt général.
Théophile Sawadogo, le conseiller rapporteur est revenu sur quelques points des recommandations tels que les insuffisances révélées par le Cour des Comptes dans le recouvrement à la CNSS. En effet, l’audit de performance de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), sur la période 2020-2023 révèle des insuffisances dans le recouvrement et les marchés, notamment 15,36 milliards FCFA de prêts aux structures publiques non recouvrés.

La Cour recommande donc de renforcer l’affiliation des employeurs, d’appliquer la taxation d’office, de recouvrer les prêts et de respecter les procédures de passation des marchés. Il ressort de ce rapport que le traitement des dossiers de fautes de gestion a progressé en 2024, avec 38 dossiers saisis contre 31 en 2023.
Aussi, l’analyse de la liquidité des sociétés a fait mettre en lumière les états financiers des 14 sociétés d’Etat. Ainsi, 08 ont enregistré des trésoreries-actifs très abondantes au regard de leurs trésoreries-passifs. Ce sont : la LONAB, le BUMIGEB, l’ONEA, la SOGEMAB, la SONAGESS, la SONABEL, la SONATUR, et la SOPAFER- B. A l’exception de la SONAGESS et de la SOPAFER-B, les douze autres sociétés d’Etat objet de l’analyse présentent chacune de ratios de liquidité générale supérieurs à la norme. La Cour des comptes a recommandé aux Directeurs généraux de certaines sociétés la réduction de la trésorerie oisive, d’éviter les découverts bancaires pendant qu’elles disposent de ressources oisives.
Salimatou TIANABOU (Stagiaire)












