CECRABISME : De multiples plaintes en Justice entre cecrabiens

Le responsable du mouvement cecrabisme, Armel Bakyono, purge en ce moment une peine de 6 mois de prison ferme pour injures aggravées, diffamation et incitations à injures. Cette plainte avait été formulée par un ancien
cecrabien, magistrat, qui réside à Bobo-Dioulasso. Selon nos informations, la plainte est née du fait que Armel
Bakyono aurait qualifié le magistrat en question de « juge ripou ». A la suite de cette plainte et de son jugement, d’autres plaintes ont été initiées ou sont en cours. Rien ne va plus dans le cecrabisme au Burkina Faso.

Depuis quelques mois, le cabinet spirituel Cecrab de Armel Bakyono est dans la tourmente, mais pas que le cabinet. Les adeptes, encore appelés cecrabiens, sont à couteaux tirés. A la suite de la plainte d’un ancien cecrabien, le magistrat résident à Bobo et qui a conduit à la condamnation de patron du cabinet Cecrab, les plaintes ne font que se multiplier. D’un côté les anciens cecrabiens et de l’autre, les fidèles au cabinet, ils ont engagé une vraie bagarre judiciaire. Selon nos informations, certains actuels cecrabiens ont formulé des plaintes contre celui qui a eu gain de cause contre Armel Bakyono. En effet, Armel Bakyono, depuis sa détention provisoire, aurait répliqué en déposant une plainte contre des anciens cecrabiens, dont le magistrat, pour faux et usage de faux, diffamation, injures publiques et atteinte à la vie privée. Il accuse celui qui l’a fait condamner et d’autres anciens « cecrabiens » d’avoir utilisé des faux profils Facebook pour dénigrer son cabinet et sa personne.

Pour pouvoir déposer la plainte, un ingénieur informaticien a été sollicité par le mouvement cecrabien pour retracer et épingler l’identité de celui qui serait derrière les prétendus faux profils. Selon ces derniers, les conclusions du rapport de l’informaticien démontrent que les faux profils remontent à une seule personne. Et cette personne serait
celle qui a été à l’initiative de la plainte contre Armel. Contacté, le magistrat mis en cause par les cecrabiens dit rester serein. Il explique qu’après son adhésion au mouvement cecrabien en 2017, il s’est rendu compte que le patron du cabinet cecrabien pratiquait la spiritualité sans vraiment la connaitre. Il soutient que c’est au regard du tâtonnement du cabinet qu’il aurait décidé de quitter le groupe et demandé le remboursement de ses dépenses effectuées. C’est face au refus du cabinet de rembourser qu’il a alors déposé une plainte.

Mais à cette plainte aucune suite n’avait été donnée dit-il, car l’ayant lui-même à un moment donné abandonnée pour des raisons de santé. Il explique en sus qu’après cet épisode, d’autres anciens cecrabiens auraient à leur tour
décidé de quitter le mouvement et ont déposé également des plaintes contre Armel Bakyono. Pour lui, le mouvement cecrabien avait cru qu’il était l’instigateur de ces plaintes. Alors qu’il n’en était rien. C’est par la suite, selon le magistrat, que les adeptes du mouvement, avec à leur tête le patron Armel Bakyono, auraient commencé à le vilipender sur les réseaux sociaux. Il souligne que c’est de là qu’est partie sa plainte contre Armel Bakyono qui l’aurait traité de « juge ripou » et pour lequel il purge sa peine actuellement.

Concernant les faux profils, le magistrat dit être étonné de l’existence de faux profils le concernant, car selon lui, en
aucun moment, il s’est agi de faux profils Facebook, car tout le monde, y compris ses anciens amis cecrabiens, étaient bien au courant de ces profils, et auraient à maintes reprises conversé avec lui sous ce « soi-disant faux profils ». Outre la peine qu’il purge actuellement, selon des sources, Armel Bakyono devrait comparaitre dans d’autres procédures. En effet, des accusations d’escroquerie contre lui seraient toujours en instruction.

Ces plaintes ont été déposées en décembre 2020 par d’anciens « cecrabiens ». Le dossier serait avancé. Les éléments de la division d’investigation criminelle continueraient leurs enquêtes, apprend-on. Un autre « disciple » du mouvement « cecrabisme » du nom de Marius, a également été condamné à 24 mois de prison ferme pour utilisation frauduleuse de données personnelles sur les réseaux sociaux. Cette plainte avait été portée par une ancienne «cecrabienne» qui l’accuse d’exposer sa nudité sur les réseaux sociaux. Ce dernier aussi, selon une source, aurait formulé une plainte contre cette dernière et d’autres anciens « cecrabiens » pour faux, usage de faux, injures publiques et diffamation. Affaire à suivre !

Nerwata KAFANDO

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