• 09
  • Mar

De jeunes garçons parlant mooré (une des langues nationales du Burkina), français, et voulant se "faire la passe" sur une jeune fille à moitié nue, couchée en plein air, filmée et qui n'est visiblement pas consentante. C'est le triste constat qu’il était donné de faire dans une vidéo qui depuis hier soir est énormément partagée sur les réseaux sociaux. 


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Qui sont ces jeunes ? Où la vidéo a-t-elle été faite ? Et qu’est ce qui est en cours comme actions à l’encontre des auteurs de ce qu’on pourrait qualifier de viol ?

Pour avoir réponses à ces questions, j’entame en cette matinée de vendredi, ma ‘’tournée’’ par la Gendarmerie de Paspanga. J’explique la situation au commandant de brigade de recherche Abdoulaye Savadogo, à qui que je fais voir également la vidéo qui défraie la chronique sur les réseaux sociaux. Quelques appels passés par ce dernier, et des pistes d’informations sont données. Les faits se sont déroulés dans une maison abandonnée à Ouaga 2000, les garçons qu’on aperçoit viennent d’un lycée situé dans le quartier patte d’oie de Ouagadougou. J’apprends également avec mon interlocuteur que les différentes familles, celle de la fille et celles du groupe de garçons, ont opté pour des pourparlers chez un « chef  traditionnel». Un règlement à l'amiable, c'est le terrain d'entente qui a été trouvé. Aussi impensable que cela puisse paraître dans pareille situation, c'est la solution choisie. Cela n'est malheureusement pas nouveau dans une société qui a toujours vu le viol comme une « honte » qui ne doit être connue, surtout pour la victime, qui est amenée à garder le silence, à cacher son mal être.

Que faire ? Quelle solution pour que ce comportement ne reste pas impuni ? « Malheureusement il faut que ce soient les parents ou soit la victime qui puissent venir déposer plainte » affirme le Commandant de Brigade. A défaut, le Procureur du Faso qui peut s’auto saisir de l’affaire.

Me voilà donc au Palais de justice. Le Procureur du Faso que je parviens à rencontrer après une première visite infructueuse, affirme avoir pris connaissance de la vidéo. A ma question de savoir si poursuite il y’aura, étant donné que les premiers concernés ont opté pour un « règlement à l’amiable », je m’entends dire, « Nous ne sommes pas concernés par le règlement à l'amiable ».

« Les auteurs vont répondre de leurs actes » annonce Maiza Sérémé.

Les garçons ont échappé à un lynchage au lycée

Ma tournée continue l’après midi, au sein de l’établissement scolaire que fréquente les jeunes garçons qui apparaissent dans la vidéo, qui j'apprendrai, sont au nombre de trois. Un élève de la classe de 4e et les deux autres, en classe de 3e. L’administration aurait eu l'information (vers fin janvier) mais n’aurait obtenu d’éléments qui attestent les faits. Aussi, « on a dit, ce sont les parents de la victime qui sont habilités à porter plainte ». Les élèves continuaient donc à suivre normalement les cours, jusqu’à ce jeudi 15 février. Date choisie par des frères de la fille qui auraient décidé d’en découdre avec les garçons et débarquent à l’ecole de ces derniers. Les fautifs échappent à un lynchage et sont confiés à la brigade de gendarmerie de Kosyam. Les choses s’étant aussi accélérées avec la mise en ligne et les partages sur les réseaux sociaux de la fameuse vidéo, l’école, identifiée par certains, est sous les feux des projecteurs. M. Sokoto, le responsable administratif du lycée affirme avoir reçu ce jour au moins trois visites. Parmi les visiteurs, une délégation envoyée par le ministère de la promotion de la femme, qui aurait décidé de prendre l’affaire en main (Lire également un récent communiqué du MFSNF). A la question de savoir la suite de l’affaire, « Le dossier est à la gendarmerie » répond-il. Les membres de l’administration ont également énuméré une problématique : de leurs dires, les faits ayant eu lieu hors de l’établissement, ils n’auraient pas une base légale pour sanctionner les fautifs.

 

Les trois garçons sont à la gendarmerie de Paspanga

De certaines informations reçues ce soir, le Procureur du Faso s’est autosaisi de l’affaire et les trois élèves sont à la gendarmerie de Paspanga. Deux présumés complices, sont également annoncés pour etre entendues. Si l'affaire fait en ce moment l'actualité, la vidéo et les faits dateraient eux de plus d’un mois. 

Aux dernières nouvelles également, une équipe de l’association des femmes juristes qui s’est rendu ce soir dans un autre établissement, cette fois, celui de la fille, a constaté à travers une affiche au tableau, que cette dernière a été expulsée de l’école. « Par mesure de protection », pour éviter des regards sur elle, aurait eu comme explication le surveillant général de l’école pour qui, il  s'agit plutôt de « porno ». L’équipe apprendra qu’avec le consentement des parents, il est question de lui faire changer d’établissement. L'adolescente de 15 ans est en classe d'examen.


  

  • 17
  • Fév

Une vidéo à caractère sexuel, fait le tour de la toile burkinabè depuis quelques jours. Dans ladite vidéo qui aurait été faite dans une cour abandonnée du quartier Ouaga 2000 de Ouagadougou, de jeunes élèves sont en train de mettre en pratique leur projet de se relayer la même fille. On y voit une jeune fille sexuellement agressée et la scène est également filmée.

  • 19
  • Jan

« Un sursaut patriotique pour redresser la barque Burkina Faso avant qu’il ne soit trop tard » ; c’est ce que dit attendre le Balai citoyen du président du Faso et son gouvernement. Le mouvement citoyen a tenu une conférence de presse ce jeudi 18 janvier à Ouagadougou, pour porter à l’opinion son diagnostic de l’an II de la gouvernance Kaboré et la situation nationale.

  • 15
  • Jan

Le 14 novembre 2017, la chaîne américaine CNN diffusait une vidéo montrant des migrants noirs  vendus aux enchères ; 400, 700, 1200 dinars libyens pour certains (1 Dinard libyen= 406Fcfa). La diffusion a provoqué l'émoi dans le monde entier. A côté de la polémique et de l’indignation suscitée, un jeune Camerounais vivant en Tunisie a aussi fait parler de lui. John Dahl Carter à l’état civil, et « Loup solitaire » comme il se fait appeler sur Facebook. Il est présenté comme la source de CNN, initiateur de l’envoi d’images à des médias. CNN n’était pas seule la cible, mais ‘’heureusement’’, dit le « fils d’Afrique », ce média s’est donné la peine d’aller vérifier l’information. D’après les chiffres du Département libyen de lutte contre la migration illégale, cités par l’ONU, 19 900 personnes se trouvaient dans des centres de détention début novembre, soit près de trois fois plus qu’à la mi-septembre.

« Aujourd'hui, malgré le fait que ce soit CNN qui ait diffusé le fruit de mon travail,  ces images ont été réalisées par moi avec l'aide d'un collaborateur d'origine sénégalaise aujourd'hui abattu par les rebelles, je suis tout de même content et je le serai encore si les manifestations en cours aboutissaient à quelque chose », écrivait-il sur son compte Facebook. A Abidjan, capitale de la Côte d’Ivoire, où il a été invité par la Télévision nationale, la RTI, nous sommes allés à sa rencontre. C’est décontracté qu’il nous reçoit le dimanche 10 décembre 2017, soit la veille de son passage sur le plateau de la télévision ivoirienne. Deux heures durant, nous avons échangé avec ce témoin privilégié. Lisez plutôt !

  • 11
  • Mai

Le procès en cours qui concerne l’Ex Premier Ministre du Faso, Monsieur Luc Adolphe TIAO et les Membres de son Gouvernement, divise actuellement l’opinion publique ; il est des prises de position sans retenue, allant dans tous les sens à remettre en question la stabilité de la Nation, la concorde nécessaire à la paix et à la construction harmonieuse du pays.

Les grands acteurs et facteurs de la Justice ont par moment pris position dans l’opinion dont le collectif des Avocats de la Défense, collectif dont je suis moi-même membre ; je devais dès lors garder le silence ; mais ma position, mon profil apparaissent uniques, incontournables dans l’histoire de notre Justice dont celle de l’Avocat à imposer que mon avis personnel sur la situation soit connu ; elle peut permettre plus de compréhension, moins de nuages à obscurcir notre horizon.

  • 22
  • Avr

Dans la soirée du 21 avril 2017, les membres du nouveau bureau de l’association des blessés de l’insurrection populaire au Burkina Faso (ABIP-BF) ont animé une conférence de presse au cours de laquelle, ils ont fait savoir leur mécontentement face au silence de l’ex-CFOP sur leur sort.

Ils ne sont pas passés par quatre chemins pour crier leur colère. Pour eux, l’insurrection populaire a été un appel de Zéphirin Diabré auquel ils ont répondu favorablement, ce qui a conduit à leur situation actuelle. Zéphirin Diabré « a été le fer de lance de l’insurrection populaire » selon les blessés et « c’est lui qui a lancé l’appel de sortir pour combattre l’ancien régime ». Alors, pourquoi jusqu’à présent, ce dernier n’a pas daigné leur venir en aide encore moins prendre de leurs nouvelles ?

  • 04
  • Jan

L’information est parue dans le compte rendu du conseil des ministres du 11 novembre 2016. Le conseil a marqué son accord pour la passation, par la procédure d’entente directe (gré à gré), de deux marchés d’un montant total de plus 123 millions de FCFA, pour l’acquisition d’hologrammes et de diplômes vierges sécurisés pour le compte de l’ex-OCECOS, devenu aujourd’hui Direction des examens et concours (DGEC) du Ministère de l’éducation nationale (MENA).

  • 20
  • Déc

Liste des personnels des forces armées

Ils s'appelaient :

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite