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Parc urbain Bangr-Weogo : Cette proximité dangereuse entre crocodiles et citadins

15 avril 2018 Auteur :  

Les Ouagavillois le savent, en tout cas, pour ceux qui sont des usagers de la RN4 passant par le pont du canal de Zogona, la voie est en chantier. A ce niveau, si les travaux en cours ralentissent le circuit, la partie extérieure du parc Bangr-weogo elle, fait marquer des arrêts à plus d’un.

L’on se croirait sur un site touristique. Sur les lieux ce 18 janvier 2018, un petit calcul et une dizaine de crocodiles sous nos yeux; des grands comme des petits. Deux constats: l’étang qui s’y trouve ne contient pas suffisamment d’eau et ces animaux pour le plus grand nombre, sont aux abords. Non loin, des curieux, smartphones en main qui n’hésitent pas à faire soit des selfies, soit à se faire prendre en images, certains n’hésitant pas à s’approcher de ces animaux laissés à eux-mêmes et qui peuvent à n’importe quel moment, se révéler dangereux.

Une image avec en main ou touchant la queue d’un crocodile, pourquoi pas ? C’est ce jeu auquel s’adonnent des badauds qui parfois (et là où le bât blesse) sont des «enfants». Un geste courageux qui pourrait bien se terminer par un souvenir douloureux. Malheureusement, ce phénomène se passe au vu et au su de tous sans que cela émeuve ou interpelle les autorités administratives. Ces animaux à l’air libre, juste à quelques mètres des machines et travaux en cours sur la voie, cela ne semble point inquiéter également les travailleurs de l’entreprise COGEB.  «Ils  ne font rien», nous dira l’un des travailleurs. Sentiment partagé par les riverains qui affirment n’être pas inquiétés. A juste titre, puisque pour eux, «rien de grave n’est arrivé jusqu’à maintenant». M. Ilboudo, jardinier, non loin des lieux et voisin des crocodiles qui suscitent tant d’intérêts, affirme que ces sorties de ces animaux qui ne sont pas nouvelles ne datent pas de maintenant, et d’ajouter n’avoir pas été témoin d’un drame. Cela, depuis 7 ans qu’il dit être là. Notre interlocuteur affirme par ailleurs recevoir la visite de ces animaux, «parfois, ils viennent ici (au jardin, ndlr), surtout  la nuit ».

S’il est vrai que des témoigna- ges reçus, les crocodiles dont il est question sont « gentils » et « calmes », la question légitime que l’on est en droit de se poser, faudrait-il  attendre qu’un drame se produise pour que des mesures adéquates soient prises ?

Amélie GUE

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