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Pourquoi ne parlait-on pas d'incivisme sous Sankara ?

01 avril 2018 Auteur :  

L'incivisme rampant semble être un problème face auquel les autorités burki­nabè sont désemparées. Depuis des années que ce phénomène est en train de gagner du terrain à une vitesse exponentielle dans la société burkinabè, aucune esquisse de solution sérieuse ne pointe à l'horizon.

Des campagnes de sen­sibilisation aux spots télé, en passant par certains discours de mise en garde et aut­res menaces, on aura tout essayé. Mais tel un vent irrésistible, l'incivisme poursuit son élan dévastateur dans la société. Et personne ne veut se poser les bonnes ques­tions à son sujet. Depuis quand ce phénomène a-t-il commencé à se développer dans la cité ? Quels sont les déterminants sociologiques de son essor dans la société ? Etc. Pourtant, tant qu'on n'adressera pas les bonnes questions, on ne vien­dra pas à bout du phénomène. Il est indéniable que les causes profondes de l'in­civisme sont à rechercher dans les rapports entre gouvernants et gouvernés. Elles sont à rechercher dans le divorce et la profonde crise de confiance entre ces deux composantes de la société. Tant que le Burkina Faso était dirigé par des gouver­nants proches de leur peuple, des gouvernants probes, vertueux, respectueux de la chose publique, dévoués à la cause de leurs concitoyens et proscrivant de leurs pra­tiques tout acte de corruption, d'affairisme dévergondé et de ruse politique, comme ce fut le cas sous Thomas Sankara, on ne parlait pas d'incivisme dans ce pays. Quand les gouvernants deviennent inciviques, affairistes, corrompus,... forcément, les gouvernés leur emboîtent le pas. Et, ni les campagnes de sensibilisation, ni les menaces, encore moins les spots télé n'y feront quoi que ce soit. Les poussins mar­chent toujours dans les pas de la poule.

Y. Ladji Bama

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