MINISTERE DE LA FEMME : La Secrétaire générale rappelée de sa retraite

Le bruit courait depuis un certain temps dans tout le département ministériel. La Secrétaire générale ayant atteint l’âge limite de la Fonction publique négocierait fort un « lenga » pour rester à son poste. Le simple fait de penser à l’éventualité d’un « lenga » suffisait pour mettre certains agents hors d’eux-mêmes. Mais l’hameçon de la Secrétaire générale du ministère de la Femme a fini par mordre le poisson. Comme quoi, au Burkina, les rumeurs les plus inimaginables finissent toujours par se réaliser.

L’heure n’est pas à la joie pour tous au ministère de la Femme. Qui l’eût cru ! S’exclament certains cadres du ministère. La bombe est larguée, confient certains. La Secrétaire générale du ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Fati Ouédraogo/Zizien, vient d’être reconduite par le Conseil des ministres du 31 mars 2021. Pourtant, selon son dossier personnel, elle était légalement admise à faire valoir ses droits à la retraite le 18 mars 2021.

Une note d’intérim avait même été prise par la ministre Hélène Marie Laurence Ilboudo /Marchal pour la circonstance. Selon la note, l’intérim était assuré par Moussa Soumaïla Zorom, Directeur général des études
statistiques sectorielles (DGESS). Certains confient que la Secrétaire générale avait même rangé, sinon ramassé « ses affaires ».
Que s’est-il donc passé ? Beaucoup au ministère ne comprennent pas pourquoi le Conseil des ministres reconduit une « retraitée » comme Secrétaire générale. Est-elle si indispensable au ministère ? S’interrogent les agents.

Mais, à en croire certaines sources, la parade trouvée par cette dame appelée « dame de fer de ministère » pour se maintenir à son poste se trouve dans la loi 081 portant statut de la Fonction publique. Cette loi en son article 181 prévoit que tout fonctionnaire ayant atteint l’âge de la retraite est admis à faire valoir ses droits à la retraite, sauf
réquisition expressément acceptée par le ministre en charge de la fonction publique. L’alinéa 3 de l’article 181 va plus loin pour préciser que la durée de la réquisition ne peut atteindre deux ans.

S’agit-il d’une réquisition dans le cas d’espèce ? Les conditions de la réquisition ont-elles été respectées ? Quelles sont les raisons qui ont prévalu à la prise de cette décision ? Ce sont autant de questions dont les réponses devraient éclairer l’opinion . Affaire à suivre !

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Simplice Zongo
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