Dans un communiqué publié le 25 août 2026, le Secrétaire général du ministère en charge de l’administration territoriale a sommé 22 agents de son département à rejoindre leurs postes dans les plus brefs délais. Mis en position de disponibilité, ils n’ont plus donné signe de vie. Les plus anciens devaient revenir depuis 2011.
Ils étaient en disponibilité. Aujourd’hui, les délais sont dépassés. Selon le communiqué, depuis la fin de leur situation de disponibilité ou de suspension de contrat, ces Serviteurs du peuple n’ont pas repris service. En clair, les agents concernés ont bénéficié de la part de l’Etat, une mise en position de disponibilité et se sont retrouvés en dehors de l’administration mais ne sont pas encore revenus.
Selon la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la fonction publique d’Etat, la mise en position de disponibilité est accordée par un arrêté du ministre en charge de la fonction publique et à la demande de l’intéressé (le travailleur).

Les raisons pour en bénéficier sont, un accident ou maladie grave du conjoint ou d’un enfant, des convenances personnelles, aller exercer une activité dans une entreprise privée, pouvoir élever un enfant de moins de cinq ans, pour suivre son conjoint ou pour exercer un mandat syndical. Chacun des motifs est assorti de conditions précises selon la loi, notamment les délais de fin de position de disponibilité. Pendant la période, ils ne bénéficient pas de salaire, leur carrière est bloquée et sont sans dépossédés de droit à l’avancement et à la retraite.
Dans le cas présent, les agents concernés sont au nombre de 22 du ministère de l’Administration territoriale. Ils occupaient des postes entre autres, de Secrétaires administratifs, administrateurs civils, informaticien, secrétaire de direction, agent de police, etc.
Les délais dans lesquels les intéressés devraient reprendre leurs postes sont longuement dépassés et l’administration a constaté leur absence. En outre, ils n’auraient pas renouvelé la durée de leur situation et de fait, ils sont « irrégulièrement absents » et cela est considéré comme un abandon de poste. D’où le communiqué de mise en demeure.

La plus longue absence a commencé en 2011 pour un agent de Police et une standardiste, suivie de 2012 pour secrétaire administratif et 2015 pour une secrétaire de direction et un nutritionniste ; soit respectivement 15 ans, 14 ans et 11 ans d’absence au poste.
Le communiqué indique qu’ils doivent se présenter « à la Direction des Ressources humaines dudit ministère dans un délai maximum de dix (10) jours à compter de la première diffusion du présent communiqué. Passé ce délai, l’administration se réserve le droit de prendre toute mesure administrative légale ou règlementaire appropriée conformément aux textes en vigueur. » L’une des sanctions en cas de non-retour des personnes concernées est le licenciement si d’autres faits ne compliquent pas leur situation. Selon une source au ministère, cela vise à assainir les données du département.
Par AKN






