Dr LASSINA ZERBO, Secrétaire exécutif de OTICE «J’aide à faire connaître le Burkina dans un domaine sensible comme le nucléaire»

Un Burkinabè à la tête d’une instance onusienne s’occupant des essais nucléaires, cela peut paraître invraisemblable. Et pourtant, l’Organisation du traité pour l’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE), basée à Vienne en Autriche, est dirigée par un Burkinabè: Dr Lassina Zerbo, en qualité de Secrétaire exécutif. Dr Zerbo est l’un de ces brillants Burkinabè qui portent fièrement le drapeau à l’international. Il adore son job et tente autant qu’il peut de pousser les jeunes à s’y intéresser. Loin de sa terre natale, il essaie de faire briller l’étoile de son pays en le positionnant sur des questions stratégiques comme le nucléaire où a priori son Burkina Faso ne serait même pas cité comme un acteur. A travers son organisation, Dr Zerbo est aujourd’hui au cœur des discussions sur la paix mondiale. Justement, il était l’un des intervenants au Forum de Paris sur la paix, organisé à l’initiative du Président macron, du 11 au 13 novembre dernier. Nous l’avons rencontré à cette occasion pour un entretien à bâton rompu. Il donne ici sa lecture sur l’intérêt d’un tel forum, les opportunités qu’il offre mais aborde aussi des questions relatives au nucléaire et le travail de son organisation, la promotion des jeunes burkinabè dans les instances internationales, la politique intérieure, etc.

Le Reporter : En tant que Secrétaire exécutif de l’Organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE), que signifie pour vous le forum sur la paix ?

Lassina Zerbo : Ce premier forum pour la paix de Paris, c’est d’abord l’initiative du Président Emmanuel Macron, pour essayer d’amener, 100 ans après l’armistice de 1918, les Etats belligérants à se retrouver sous le signe de la paix avec la feuille d’olivier pour parler ensemble et voir comment on peut avancer ensemble de façon concrète sur les questions brûlantes du moment. On dit souvent que nous retournons vers un monde de guerre froide, et donc le Président Macron voulait marquer ce centenaire-là par une initiative avec des projets concrets. Il a pu rassembler autour de lui plus de quatre-vingt(80) chefs d’Etat et de gouvernement, des jeunes, des organisations internationales, des ONG. Ces jeunes portent des projets différents qui parlent des problèmes de sécurité, de développement, de changement climatique, de non-prolifération des armes nucléaires, et de non-prolifération des armes chimiques. Les acteurs et les leaders de ce monde pourront s’imprégner des questions brûlantes, présentées sous forme de projets et pourront essayer de voir concrètement ceux qu’on peut accompagner à partir de ce forum qui va être annuel. Ça sera donc un forum annuel qui amenera les leaders du monde à discuter et à trouver des réponses pratiques et concrètes pour la paix et la stabilité dans le monde.

Justement, autant d’enjeux globaux de gouvernance dans un même forum, est-ce qu’il y a des chances qu’on s’en sorte avec des propositions qui puissent changer le monde de demain ?

Justement, quand on n’essaie rien, on n’a finalement rien. Il faut de nouvelles initiatives. Mais il ne faudrait pas que ces nouvelles initiatives sortent du cadre des accords internationaux qui sont déjà là, et que nous n’avons pas finalisés. Le traité d’interdiction complète des essais nucléaires est un de ces cadres-là. C’est une organisation qui fonctionne à perfection et qui doit être universelle car signée par 183 Etats. Mais c’est un traité dont l’entrée en vigueur est encore dure. C’est pour cela que nous avons initié ce projet de jeunes-là pour sensibiliser la jeunesse. Car, avec la jeunesse, c’est le monde que nous voulons leur réserver que nous voulons qu’ils préparent aujourd’hui. Si on ne les prépare pas à avoir leur monde tel qu’ils le veulent, nous ne pourrions pas forger leur monde pour eux. On doit les accompagner à forger le monde qui sied à leurs ambitions, qui sied aussi aux questions du moment. Et c’est pour ça que moi, j’ai foi et espoir. Je pense que tant qu’on ne tente pas, on n’aura rien. Donc il faut tenter des initiatives qui accompagnent ces questions internationales-là. Et aujourd’hui, la présence de plus de 80 chefs d’Etat et de gouvernement montre que la paix est nécessaire. La paix n’est pas seulement un espoir, elle est une nécessité pour le développement, pour que les gens puissent se parler, pour que les Etats puissent se parler. C’est ce que nous essayons de faire avec les traités internationaux que nous avons.

Nous sommes dans votre stand, qu’est-ce que vous montrez aux participants du forum ?

Je ne dirais pas que c’est notre stand, c’est plutôt le stand que les jeunes du Traité d’interdiction ont voulu présenter. C’est un stand qui appartient à la jeunesse qui veut accompagner ce Traité d’interdiction. Cette jeunesse essaie de pousser, de sensibiliser la communauté internationale pour qu’il y ait un monde de paix, un monde stable et un monde de sécurité. Je suis fier d’ailleurs d’avoir pu enrôler une Burkinabè. Il y a une dizaine de Burkinabè qui fait partie de ce groupe des jeunes du Traité qui compte maintenant plus de 600 membres. J’ai essayé d’apporter une certaine diversité ; il y a une Chinoise, une Burkinabè, un Albanais, une Russe qui sont là pour présenter leur projet. Il y a la Russe qui vient de présenter son projet, et il y a quatre présidents qui étaient intéressés. Il y a six projets sur la centaine qui ont été choisis pour être présentés à des chefs d’Etat. Parmi ces six, il y a un projet de jeunes de l’OTICE. Je suis aussi heureux que le Président Kaboré me fasse l’honneur de venir voir ces jeunes qui essaient de pousser pour l’entrée en vigueur de ce Traité, pour une sécurité et une paix durable. Il a pu rencontrer la Burkinabè qui fait partie de ce groupe de jeunes. Et je pense que c’est à son honneur. Ça inspire les jeunes.

L’organisation que vous  dirigez travaille sur la construction de  la paix mondiale, est- ce que vous pouvez nous décliner très rapidement les principaux points sur lesquels vous travaillez?

L’organisation que je dirige est chargée de surveiller la planète; les océans, l’atmosphère, la terre, pour s’assurer qu’aucun essai nucléaire n’est fait dans le but de développer une arme nucléaire. Nous sommes passés de plus de 2000 essais nucléaires avant la Guerre mondiale, à très peu d’essais avec uniquement la Corée du Nord. La Corée du Nord demeure le seul pays à faire des essais nucléaires dans ce 21e siècle. C’est bien parce que ce Traité existe. C’est bien également parce que ce système de surveillance mondiale existe. L’organisation que je dirige a un système international qui surveille la planète 24 heures sur 24 avec un Centre de données qui reçoit toutes les données qui arrivent de ces stations de surveillance que nous avons. On les traite, nous les distribuons de façon continue, pour surveiller justement que des gens ne cachent pas des essais nucléaires dans le but de développer des armes atomiques. Et après ça, si quelqu’un fait un essai nucléaire, il s’agit de vérifier les systèmes de vérification accompagnés par une autre étape qu’on appelle système d’inspection sur site. Vous avez dû lire dans la presse récemment qu’il y a deux Burkinabè qui font partie de la formation pour être des inspecteurs attitrés. Ils seront des inspecteurs à vie. Ils feront partie de ces experts-là qui iront sur ces territoires pour accompagner le processus de vérification. Je pense que cela est aussi à l’honneur du Burkina. Je pense que moi aussi je suis fier d’avoir pu enrôler des Burkinabè dans ce cadre-là qui est un domaine sensible et qui est peut-être très loin de nos préoccupations. Mais est-ce qu’on peut avoir un développement sans paix et sécurité ? Voilà pourquoi je suis fier de ce que nous faisons avec les jeunes.

Finalement, est-ce que votre position de surveillance ne crée pas des conflits avec certains Etats, notamment ceux qui pourraient être tentés de poursuivre les essaies nucléaires?

Posez des problèmes, non ! Puisque nous, notre rôle c’est de travailler pour les Etats. Nous travaillons pour la communauté internationale, donc nous faisons notre travail scientifique. Moi, à la tête de l’organisation, j’essaie d’accompagner justement ces politiques pour l’entrée en vigueur du traité. Mais on crée un cadre de dissuasion de toutes velléités de développement de l’arme atomique. Nous œuvrons à ce que les acteurs se concentrent sur l’utilisation de l’énergie nucléaire pour la paix, pour l’électricité et le développement plutôt que de vouloir développer une bombe atomique destructrice pour cette planète. C’est vrai qu’il y a des Etats qui n’ont pas encore ratifié le traité. Mais je ne pense pas que ce soit parce qu’ils ont des velléités de développer beaucoup plus d’armes nucléaires. C’est plutôt beaucoup plus pour des questions d’influence, donc des questions géopolitiques et parfois des questions domestiques ou de voisinage. Mais nous travaillons avec tout le monde pour essayer de faire en sorte que nous vivions tous ensemble dans un monde de paix et stable, un monde de sécurité.

Est-ce qu’aujourd’hui, on peut dire que grâce au travail de votre organisation, les essais nucléaires ne constituent plus un danger pour la paix mondiale ?

Je dirais que grâce au travail de notre organisation, nous avons pu repousser toutes velléités de développer des armes nucléaires par des essais nucléaires. Mais le travail n’est pas fini, puisque ce traité international dont nous attendons l’entrée en vigueur est accompagné actuellement par un cadre organisationnel que je dirige. Mais on a besoin d’un cadre légal qui interdit pour toujours et à jamais les essais nucléaires. Malheureusement, certains pays du fait de la crainte du voisinage, veulent garder l’option de pouvoir faire des essais pour développer des armes encore plus puissantes. C’est ce que nous essayons d’interdire techniquement et politiquement en essayant de les amener à adhérer au cadre légal.

Et vous y arrivez ?

On ne se plaint pas. Le traité est universel. Nous avons 184 pays qui l’ont signé. Il y a 8 huit pays dont la ratification est une nécessité pour son entrée en vigueur. Donc nous travaillons avec ces huit pays, et cinq de ces huit pays ont signé le traité. 3 trois ne l’ont pas encore fait ;  c’est la Corée du Nord, le Pakistan et l’Inde. Le Pakistan est observateur, la Corée du Nord et l’Inde n’ont pas encore adhéré à ce traité. Mais nous sommes prêts à écouter. Nous pensons aussi que vous les journalistes, il est de votre devoir de nous aider à approcher ces pays-là qui demeurent réticents par rapport à ces questions, pour qu’ensemble nous travaillions vers un monde de paix et de sécurité. Ce travail dont vous parlez n’est pas seulement le nôtre, c’est le travail des journalistes, c’est pourquoi je suis content d’avoir un journaliste burkinabè qui pose ces questions. Je suis aussi fier parce que j’ai appris qu’il y a un jeune journaliste qui a eu un prix africain de documentaire scientifique. Et je pense que nous on travaille beaucoup plus sur le plan scientifique et technique. Donc je l’inviterai pour qu’il vienne s’imprégner de ce que nous faisons et qu’il vienne nous aider à vulgariser les technologies que nous utilisons au service d’abord de l’interdiction des essais nucléaires, mais aussi au service du développement, des changements climatiques, les températures des océans, la migration des faunes marines avec les technologies que nous utilisons. Le Burkina bénéficie aussi d’un Centre national de données qui est géré par le CNRST, et nous formons des étudiants. J’ai pu accompagner deux étudiants burkinabè pour les thèses. Nous allons essayer de faire encore plus pour qu’il y ait beaucoup plus de Burkinabè qui s’intéressent aux questions de sciences et de technologie que nous faisons.

En tant que Burkinabè à la tête de cette organisation alors que le Burkina est loin de ces essais nucléaires, qu’est-ce que cela vous fait?

Même si le Burkina est loin de ces questions nucléaires, moi, je prends cette fonction comme un honneur d’abord pour le pays, parce que j’aide à faire connaître le Burkina dans des domaines aussi sensibles que le contrôle des essais nucléaires. Cela fait honneur au pays. Cela fait également honneur au continent africain. C’est pour tout cela que je veux accompagner des jeunes burkinabè, des jeunes africains à s’intéresser à ces questions sensibles qui ne doivent pas rester des questions de suspects actuels. Ce ne sont pas les pays nucléarisés qui doivent traiter des questions nucléaires. Ce sont les pays non nucléarisés qui doivent demander aux pays nucléarisés de ne plus avoir l’arme nucléaire. C’est en cela qu’un pays comme le Burkina Faso, à travers ma modeste personne, peut aussi contribuer. Et c’est en cela que le président du Faso a été interviewé tout à l’heure, et il a envoyé un message de paix,  un message d’un monde où il n’y a plus d’essais nucléaires, pour qu’il n’y ait plus d’armes. Et je suis fier que le président ait pu venir aujourd’hui à ce stand des jeunes du Traité.

L’on reproche le plus souvent aux Burkinabè qui sont dans les instances internationales de ne pas travailler à faire venir leurs frères. Qu’est-ce que vous en dites ?

Je n’accuserai personne. Mais il faut que les gens comprennent un peu plus ce qu’est le cadre international. Moi, en tant que Burkinabè à la tête d’une organisation internationale, il ne m’est facile d’emmener des Burkinabè. L’organisation internationale n’est pas ma cour. Ce n’est pas non plus ma famille. C’est une organisation internationale. J’ai des droits et des devoirs. Mais ce qu’on doit faire, c’est aider les Burkinabè à s’intéresser pour qu’ils soient les meilleurs candidats que nous préparons pour avoir accès à ces organisations internationales. Quand  je vous dis qu’il y a des Burkinabè qui font partie de ce groupe de jeunes, c’est parce qu’ils s’intéressent à ces questions. Ce sont des futurs bons candidats à intégrer justement ce domaine de désarmement et de non-prolifération des armes nucléaires. C’est à cela que nous les préparons. Quand on forme deux inspecteurs burkinabè sur trois ans à s’intéresser à ces questions, ce sont des futurs candidats à intégrer le domaine du désarmement et de la non-prolifération sur le plan international. Il y a trois ou quatre Burkinabè qui travaillent avec moi. Ils font du bon travail. Il y a, par exemple, Yaméogo qui est chargé des questions de communication et de sécurité. Il fait un travail formidable. Je suis toujours fier quand les gens viennent me parler de lui, comme quoi il fait du bon boulot. Ça fait plaisir. Le fait de voir aussi mademoiselle Sétou Ouattara (Ndlr : jeune Burkinabè vivant aux Etats-Unis ; c’est elle qui tenait le stand des jeunes du Traité au Forum de Paris) aussi intégrer ces groupes de jeunes-là, c’est un plaisir. Elle n’est pas là parce que j’ai voulu forcer pour mettre une Burkinabè. Elle est là parce qu’elle a d’abord porté un projet avec un groupe de jeunes qui a été accepté par les organisateurs du Forum. Je ne voudrais pas que cela soit comme si j’ai envoyé quelqu’un tout simplement parce que la personne est Burkinabè. Je veux envoyer un Burkinabè qui mérite d’être là. C’est pour ça que j’ai voulu que le président la rencontre, qu’il voie qu’elle a pris l’initiative. Je ne l’ai pas appelée pour lui dire de rejoindre le groupe. Elle a rejoint le groupe parce qu’elle a été inspirée par un Burkinabè qui s’y trouve et c’est à son honneur. C’est ça qu’il faut faire. Il ne faut pas s’arrêter, ne pas s’intéresser et penser qu’on va faire tomber un poste du ciel pour vous. Il faut d’abord s’intéresser à ces questions. Je parle des questions qui sont les miennes, mais c’est pareil pour les questions par exemple de la FAO, du PAM, des Nations unies de façon générale. Il y a aussi des volontaires des Nations unies. Il faudrait qu’on adopte une politique qui encourage les jeunes étudiants à se présenter comme volontaires, parce que justement, au niveau des volontaires des Nations unies, il y a des quotas et il faut une politique qui accompagne tout ça. Je pense que c’est ce que le Président Kaboré essaie de faire. C’est pour ça qu’il est venu ici. Nous allons essayer de tweeter, nous allons essayer de montrer ce qu’il a fait et ça va inspirer d’autres jeunes à s’intéresser à ces questions et d’autres questions sur le plan international. Moi, c’est ce que j’essaie de faire. J’ai eu la chance de me retrouver dans ce domaine très tôt. Je suis à un niveau de responsabilité, et mon devoir est d’essayer d’inspirer les jeunes et de les accompagner en renforçant leurs capacités, pour qu’ils puissent être meilleurs et à se préparer aux meilleurs postes sur le plan international. Et là, on ne dira pas que monsieur Zerbo a envoyé un Burkinabè parce qu’il est Burkinabè, mais plutôt, a envoyé un Burkinabè compétent. Il faut aider cette compétence-là dans le domaine, et c’est ce que nous essayons de faire.

Vous réussissez bien à l’international, ça ne vous tente pas un peu l’engagement politique au niveau national?

Justement, vous voyez que le Président Kaboré est venu, c’est comme un travail que je fais pour mon pays, ce n’est pas seulement de l’intérieur. De l’extérieur, on peut aider à développer son pays, aider à mettre son pays de façon brillante sur la carte internationale. Je travaille avec les autorités du Burkina, et nous essayons de les accompagner dans le domaine qui est le mien. Mais aussi dans les domaines connexes. En tant que fonctionnaire international, je traite souvent des questions qui ne sont pas forcément les miennes. Mais à cause des rapports que j’ai avec d’autres chefs d’organisations internationales, je peux aviser l’Etat sur des opportunités, et c’est ce que nous essayons de faire avec le Président Kaboré et les autorités au Burkina.

Ça c’est un engagement toujours technique, je veux dire un engagement politique …

Tout ce qui est politique devient technique et tout ce qui est technique devient politique. Et donc moi, je pense que je serais fier que le Burkina m’accompagne dans ce que je fais, pour que je puisse faire honneur à mon pays. Et c’est ce que le Président Kaboré vient de démontrer en venant ici. Et je lui en suis reconnaissant.

Un mot à l’endroit des Burkinabè ?

Le fait que vous  soyez là est déjà un honneur. Le fait que le Président Kaboré ait pu venir ici voir un stand des jeunes que nous sommes en train de former à ces questions internationales dont fait partie les Burkinabè est un plaisir et un honneur. J’invite les plus jeunes qui sont à l’école, à l’université, à s’intéresser aux questions internationales en rejoignant ces groupes de jeunes qui sont formés partout dans le système des Nations unies et aussi dans mon organisation. C’est la meilleure manière de se préparer à intégrer de façon compétente les organisations internationales. Je suis prêt à les y accompagner. Je suis fier que des jeunes burkinabè aient pu rejoindre ce groupe que j’ai initié il y a deux ans, et qui compte maintenant environ 560 personnes. Je crois qu’il doit y avoir une dizaine de Burkinabè, c’est un plaisir et un honneur. Je vais tout faire pour les accompagner.

Boureima OUEDRAOGO
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Boureima OUEDRAOGO

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