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Un peuple à la fois sourd et bavard

Le mal, terroriste surtout, qui assaille le Burkina Faso avec les deuils et les meurtrissures et toutes ces atrocités qui peinent le cœur, semble ne pas émouvoir en réalité le Burkinabè d’aujourd’hui. Si tant est que le mal qui serre les tripes est si violent, le bon sens aurait voulu que les Burkinabè acceptent de se regarder chacun chaque jour, dans la glace et se demander s’il n’est pas à l’origine des horreurs de l’autre. Si tant est que le mal actuel nous fait si mal, il était déjà temps que chacun sacrifie un peu de son égo pour penser à l’autre. Et ainsi, chacun penserait à chacun.

Si tant est que le mal actuel nous fait si mal, il y a bien longtemps que chaque Burkinabè aurait déjà considéré l’autre, qu’il avait déjà pris la peine de se taire, d’écouter l’autre et prendre un peu de ce qui est bien en lui pour se fortifier et renforcer le vivre ensemble pour qu’au moins, en un seul jour, les cœurs puissent vibrer à l’unisson. Mais hélas !

Dans cette situation, le vacarme, les vociférations, tout cela provoque un tintamarre malheureusement assourdissant au point qu’en réalité, personne n’écoute l’autre pendant que tout le monde parle. L’écoute est une valeur, surtout quand il s’agit de trouver une solution à un problème comme celui que nous vivons actuellement. Mais le bruit est tellement fort que pour se faire entendre, il faut soit aussi faire du bruit, soit s’il le faut, empêcher la voix de l’autre de se faire entendre. Nous sommes dès lors, à la fois bavards et sourds.

Mais diantre quel est le nom de ce diable ? Et si enfin chacun prenait la peine d’écouter l’autre avant de dire ce qu’il pense ? On serait déjà bien avancé dans la construction de la Nation. Ecoutons-nous !

Aimé NABALOUM
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