CONSOMMATION ET COMMERCIALISATION DE LA DROGUE : La traque s’intensifie à la ZACA

Dans Le Reporter N°300-301 du 15 décembre 2020 au 14 janvier 2021, nous révélions une situation préoccupante de consommation et de vente de drogue à quelques encablures de la plus belle avenue de la capitale du pays des Hommes intègres. Les dealers y avaient organisé un marché très florissant. Juste après la parution de notre article, les agents en charge de la lutte contre la drogue ont effectué des décentes régulières sur le site. Ces interventions semblent avoir donné des résultats. Plus de marché pour le moment.

Avant la parution de notre article intitulé «Consommation et commercialisation de la drogue à Ouaga : Bienvenus chez les barons Moussa, Yoro et Jimmy», il suffisait de s’aventurer dans la ZACA (Zone des activités commerciales et administratives), juste à côté de l’avenue Kwamé Nkrumah, pour se rendre compte d’un attroupement de personnes entre les camions stationnés. Comme nous l’avions dit, ce rassemblement entre les véhicules n’était rien d’autre qu’une foire de vente et de consommation de drogue. Mieux, notre article avait révélé des réseaux de trafiquants de drogue qui ravitaillaient non seulement le marché en question, mais aussi les circuits de consommation de drogue à l’intérieur du pays.

Juste après la parution de notre article, les patrouilles des agents de la répression sont devenues plus fréquentes sur le site indiqué. Selon des témoignages concordants, les vendeurs et consommateurs de drogue ont été régulièrement traqués sur le site à tel point que le marché était régulièrement perturbé. En peu de temps, ces décentes des forces de répression ont permis de nettoyer le marché de drogue. Même l’apparence du site a changé, les camions ne stationnent plus de façon à laisser des espaces pour les trafiquants de drogue. Mais pourquoi attendre que ces opérations de vente de drogue soient rendues publiques pour sortir les gangs de combat ? Certaines sources affirment que les agents de l’Unité anti-drogue faisaient, par moments, des décentes sur le site mais cela n’a pas empêché le marché de fonctionner. A en croire certaines informations, les agents l’Unité antidrogue étaient bel et bien au courant de cette activité. Ils faisaient des décentes sur le terrain, mais sans réel impact.

Il nous revient qu’au cours de ces décentes, les vendeurs n’étaient pas inquiétés. A ce qu’on dit, ce sont les consommateurs qui subissaient le courroux de ces agents en patrouilles. Les agents procédaient à la confiscation des engins de ces consommateurs et ces derniers devront payer une amende à la brigade des mœurs et des stupéfiants pour retirer chaque engin. Tout cela est-il normal ? Certaines sources expliquent que cette procédure a été adoptée depuis la mort suspecte de 11 personnes interpellées dans les locaux de l’Unité. Notre demande d’informations introduite depuis décembre 2020 au niveau de la Direction générale de la police pour comprendre cette situation est restée sans suite.

Toujours est-il que l’œuvre d’assainissement entamée par les agents en charge de lutte contre la drogue sur le site grâce à notre article ne doit pas être isolée. La brigade des mœurs et des stupéfiants et tous les acteurs impliqués dans la lutte contre la consommation de la drogue doivent poursuivre les investigations afin de mettre les grands trafiquants hors d’état de nuire.

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Simplice Zongo
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