FRAUDE AU CONCOURS DES DOUANES DE 2018 : Le Conseil d’Etat à nouveau saisi

Dans notre édition n°288 du 15 juin 2020, nous nous sommes fait l’écho de fraude au concours direct de recrutement des inspecteurs des Douanes session 2018. Nous relevions des tricheries opérées lors de la visite médicale, la dernière étape d’admission définitive au concours qui déclarait frauduleusement un daltonien définitivement admis en violation flagrante des termes du communiqué d’ouverture. Après une enquête menée en interne par la hiérarchie militaire, un médecin-militaire avait été reconnu coupable de falsification des résultats des examens médicaux et aurait été radié. Les candidats plaignants avaient saisi le Conseil d’Etat pour l’annulation du communiqué portant résultat définitif d’admission au concours. Saisi, le Conseil d’Etat a déclaré la requête des candidats irrecevable pour, dit-il, « faute d’intérêt à l’annulation entière dudit communiqué ». Quoique contesté, ce délibéré ne semble pas avoir entamé l’ardeur des plaignants à obtenir gain de cause. Un recours a été formulé à nouveau à l’endroit du Conseil d’Etat.

A l’audience du 10 octobre 2020, le Conseil d’Etat avait donné son délibéré en déclarant la requête des candidats irrecevable pour, dit-il, «faute d’intérêt à l’annulation entière dudit communiqué». Les plaignants avaient exprimé leur totale déception face à ce délibéré, car selon eux, toutes les preuves de fraude étaient pourtant réunies pour que le Conseil d’Etat prononce l’annulation du communiqué portant résultats définitifs d’admission au concours.

Quoique déboussolé par le délibéré, les candidats plaignants ne s’avouent pas vaincus pour autant. Ils tiennent mordicus à ce que justice leur soit rendue. Et ils l’ont fait savoir à nouveau auprès du Conseil d’Etat. En effet, les candidats plaignants ont introduit un nouveau recours auprès de l’instance. C’était le 07 décembre 2020. Cette fois-ci, ils prennent le Conseil d’Etat aux mots. Ils demandent l’annulation partielle du communiqué portant résultats définitifs d’admission au concours.

En attendant les premières instructions concernant la plainte déposée au niveau du Tribunal de Grande instance (TGI) de Ouagadougou pour situer les responsabilités, les candidats plaignants disent croiser les doigts et attendent la programmation de l’audience.

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Salifou OUEDRAOGO
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