CRISE DANS LE KARATE-DO : Le Tribunal administratif juge le bureau fédéral illégal

Il n’est un secret pour personne. La famille du Karaté-Do burkinabè connait une crise. Depuis les bisbilles au sein du précédent bureau fédéral suivies de la plainte en Justice de l’ancien président fédéral, Me Mamadou Savadogo contre d’autres membres, la dissolution de ce même bureau par le ministère des Sports, les choses sont allées dans tous les sens. Suite à la mise en place du comité transitoire contesté par des clubs et l’élection du nouveau bureau fédéral également contesté, une plainte avait été déposée au Tribunal administratif par des clubs réunis au sein de l’Union burkinabè des clubs autonomes de Karaté-Do (UBCAK) pour rétablir l’ordre. Le juge administratif a siégé, la décision est tombée. L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse animée le 26  janvier 2019.

Ils sont plus de 50 clubs réunis au sein de l’Union burkinabè des clubs autonomes de Karaté-Do (UBCAK). Ils étaient vent debout contre les agissements du comité transitoire mis en place contre leur gré afin de résoudre une crise née de la dissolution de la Fédération de Karaté-Do, un comité que les clubs membres de l’UBCAK avaient jugé illégal. Pour eux, une grande majorité des clubs ont été écartés avec des prétextes que les mêmes clubs n’étaient arrivés à comprendre. D’où la plainte contre le comité transitoire et tous ses actes. Selon les animateurs de la conférence de presse, «nous avons contesté devant le juge administratif, la légalité des actes du comité transitoire et, subséquemment, la validité des élections organisées sur la base des actes incriminés, tant à Bobo-Dioulasso qu’à Ouagadougou».

Evariste Bagré, président de l’UBCAK, a alors affirmé que par «décision n°77/2018 du 26  avril 2018, le Tribunal administratif a annulé le procès-verbal de l’Assemblée générale de renouvellement du Bureau exécutif du  district de karaté-Do du Houet, a condamné l’Etat et la Fédération burkinabè de Karaté-Do aux dépens et à verser à nos clubs plaignants la somme de 500.000 FCFA au titre des frais exposés non compris dans les dépens. » En conséquence,  la ligue de l’Ouest, qui a participé à l’élection des membres du Bureau de la Fédération burkinabè de karaté-Do, n’existe pas et n’aurait pas du participer légalement à l’élection du bureau fédéral actuel, soutiennent les frondeurs.

Mais il n’y a pas que la décision du Tribunal administratif de Bobo. A Ouagadougou également, le Tribunal administratif a pris d’importantes décisions qui devraient avoir des répercussions sur la légalité de l’actuel Bureau fédéral. En effet, par décision n°169/2018 du 19 décembre 2018, le  Tribunal administratif a annulé «tous les actes préparatoires du comité transitoire pour l’élection des membres des ligues, districts et de la Fédération. » A s’en tenir aux deux décisions de Bobo-Dioulasso et de Ouagadougou, «aucune des structures dirigeantes mises en place par le comité transitoire, qu’il s’agisse de ligues, des districts ou de la Fédération n’existe aujourd’hui, car ayant été mises en place par des moyens illégaux et frauduleux censurés par le juge », foi de Evariste Bagré, président de UBCAK. Les clubs contestataires de la légalité de la Fédération actuelle ont en plus saisi le ministre des Sports et des Loisirs afin qu’il en tire toutes les conséquences. Il s’agira, selon eux, de dissoudre les districts de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, l’actuel bureau fédéral, tous mis en place par le comité transitoire et de fait, reprendre les élections tout en incluant des sanctions liées à la gestion de fait des structures en question.

Aimé NABALOUM
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