ELECTION DU PRESIDENT DE LA CAF : Le Burkina Faso va-t-il trahir la Côte d’Ivoire ?

La course pour le poste du nouveau président de la Confédération africaine de football est lancée. L’épilogue devrait intervenir ce 12 mars 2021, lors de l’Assemblée générale élective à Rabat au Maroc. Dans cette période de campagne, les différents candidats sillonnent le continent à la conquête des voix pour leur cause. Au Burkina Faso, officiellement, les autorités ont reçu la visite de l’envoyé spécial d’un seul candidat : Jacques Anouma de la Côte d’Ivoire. Le président du Faso, qui a reçu la délégation, a promis de donner une suite pour le soutien de cette candidature. En principe, le pays devrait porter son choix sur le candidat ivoirien. Mais, il y a une bataille souterraine qui se mène et qui pourrait faire basculer les choses, d’où la question de certains observateurs : le Burkina Faso va-t-il trahir la Côte d’Ivoire ?

Le ministre ivoirien des Sports, Paulin Claude Danho, était en mission au Burkina Faso il y a de cela quelques semaines. Venu en émissaire du président ivoirien Alassane Ouattara, il a confié être venu solliciter le soutien et surtout la voix du Burkina Faso pour le candidat ivoirien, Jacques Anouma, à la présidence de la CAF (Confédération africaine de football). A l’issue de l’audience accordée par Roch Kaboré à l’émissaire de la Côte d’Ivoire, les choses semblaient claires. « Nous avons obtenu l’appui des autorités sportives du Burkina Faso et surtout de l’appui institutionnel », avait confié l’émissaire à sa sortie d’audience. Selon certaines sources, le président du Faso a confié que des instructions seraient données afin que le pays des Hommes intègres accorde sa voix à Jacques Anouma comme futur président de la CAF.

Mais voilà ! Depuis quelques jours, les choses sont en train d’aller dans tous les sens. Il nous revient que certaines personnes voudraient passer outre les instructions du président du Faso. Dans les échanges, certains privilégieraient la candidature du milliardaire sud-africain, Patrice Motsepe, au détriment de celle de Jacques Anouma de la Côte d’Ivoire. Ainsi, les instructions venues de Kosyam pourraient ne pas être suivies. De quoi s’agit-il ? Selon nos sources, un soutien de la candidature de Patrice Motsepe tiendrait du fait que certains anciens responsables de la Fédération burkinabè de football (FBF) et qui auraient écumé les arcanes de la CAF seraient très proches de Motsepe.

Mais, il y a autre chose. Pour certaines sources bien au parfum de la campagne en cours, il se dit que des promesses auraient été faites à certains cadres du football burkinabè. Ainsi, si le Burkina Faso venait à voter pour le candidat Patrice Motsepe, le pays des Hommes intègres pourrait bénéficier d’un poste au sein de la CAF et pas des moindres. Certains parlent même de la vice-présidence de la CAF qui pourrait échoir à un Burkinabè. Si ce revirement du Burkina Faso venait à se faire, beaucoup d’observateurs se demanderaient à quel prix le pays pourrait refuser son soutien à Jacques Anouma ?

Pourtant, entre les Fédérations ivoiriennes et burkinabè, les rapports de coopération sont déjà forts, en témoignent les échanges de compétences lors des compétitions organisées par les deux pays. Dans tous les cas, il est certain que ce sont les Fédérations qui sont électrices dans cette affaire, mais les décisions de votes restent toutes aussi politiques. La FBF a-t-elle déjà fait son choix ou devrait-elle suivre les instructions du président du Faso, ou encore va-t-elle céder aux appels du pied des proches de Patrice Motsepe ? Nos sources indiquent que l’actuel président de la FBF, Lazare Banssé, serait déjà sous pression au fur et à mesure que la date du 12 mars 2021 avance. Est-ce vrai ? En tous les cas, la FBF n’a pas encore communiqué sur la prochaine élection du nouveau président de la CAF. Le fera-t-elle d’ailleurs ?

Aimé NABALOUM
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