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TRADING AU BURKINA : Le dégel des comptes se fait toujours attendre

Le trading continue de défrayer la chronique au Burkina. En attendant le procès, il nous revient que des tractations sont toujours en cours entre les acteurs concernés : investisseurs, traders, ministère des Finances, Justice. Nul besoin de rappeler le désespoir dans lequel bon nombre d’investisseurs et de traders se sont retrouvés depuis la décision du gel des comptes bancaires. Il y a de l’espoir à l’horizon mais il traîne à voir le jour.

Dans notre édition du 15 décembre 2019, nous écrivions que les comptes qui avaient pu être gelés ne sont vraiment pas représentatifs des investissements faits par de nombreux Burkinabè. Certaines sociétés ont cru bon de vouloir nous rappeler qu’il n’en est pas ainsi. Et pourtant, selon l’Ordonnance de séquestre. Soit ! Dans les discussions en cours, les milliers d’investisseurs plaident pour que le dégel soit effectif afin que les sociétés de trading puissent procéder au plus vite à leur paiement. Dans la ferveur des fêtes de fin d’année, peu avant la Noël, nous apprenons que l’option du dégel était actée par les parties. Ce serait même un acquis, dit-on. Aussi bien au sein de la Justice qu’au ministère des Finances ainsi que du côté des traders et des investisseurs, le dégel serait accepté par tous afin de soulager toutes ces personnes qui sont dans le désarroi. La suite, on verra.

Cependant, aucune décision écrite n’est encore prise dans ce sens. Mais il y a un hic ! Si les investisseurs n’ont d’yeux que pour le dégel, certaines personnes, même parmi les investisseurs, n’hésitent pas à émettre des inquiétudes quand elles voient le déroulement des évènements depuis le départ. C’est un grand pas tout de même que de penser que le dégel est très proche, confient certains, mais le combat n’est pas gagné d’avance. En effet, puisque l’ordonnance de séquestre n’aurait pas pu mettre la main sur tous les comptes, donc tous les fonds, certaines sociétés ayant eu le temps d’envoyer leurs fonds dans d’autres pays, il se pose alors la question de comment les investisseurs seront  payés si les fonds ne sont pas disponibles. C’est là que nous apprenons que la décision du dégel des comptes a été suivie de celle de rapatriement des fonds logés hors du Burkina. Sans le rapatriement, aucune décision de dégel ne serait véritablement efficace. Au même moment, certaines sociétés de trading négocient, souvent en coulisses, avec des investisseurs pour se faire payer par cryptomonnaie, une fois le dégel décidé. Pourquoi ? Est-ce par manque de fonds ? Est-ce une réorientation de l’activité ?

Rien n’est encore clair dans les esprits. Mais là, c’est une autre paire de manche, car tous les investisseurs ne l’entendent d’ailleurs pas de cette oreille. Ils ne veulent que leur argent tel qu’investi et pas plus. La suite, «on verra», s’expriment certains. L’espoir est-il donc enfin permis pour ces milliers de personnes qui ont injecté leur argent dans ce business ? Affaire à suivre !

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Aimé NABALOUM
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