Le péril des lourdeurs !

Une des caractéristiques majeures du régime Kaboré est sans aucun conteste sa lourdeur dans ses prises de décisions et ses actions. Cela a pu se constater dès le berceau même de ce régime. L’on a pu le voir avec le temps mis pour parvenir à composer le tout premier gouvernement de ce régime. Après sa prestation de serment, les Burkinabè ont rongé les freins pendant de longues semaines avant de voir le Président Kaboré nommer son Premier ministre. Par la suite, la lenteur et l’immobilisme marqueront pratiquement tout le parcours du nouveau régime durant sa première année de gouvernance. Sur la plupart des fronts sur lesquels il est attendu, le pouvoir du Président Kaboré se fait toujours attendre. Les promesses de campagne du président sont, dans leur quasi-totalité, en attente d’être mises en œuvre. La gouvernance vertueuse dans une administration performante et crédible ; la lutte contre la corruption et le favoritisme ; l’amélioration des transports ; etc. restent jusque-là des vœux pieux. Après un an de pouvoir, le citoyen ne voit toujours rien poindre à l’horizon sur tous ces plans. Que d’atermoiements. Que de rendez-vous manqués. C’est ainsi qu’il a fallu attendre plusieurs attaques terroristes dans le Nord et que l’Armée nationale essuie de lourdes pertes pour songer à sa réorganisation à travers la mise en place d’un nouveau commandement. La dernière illustration de cet attentisme étouffant au sommet est la décision du président, depuis décembre 2016, de procéder à un réaménagement du gouvernement pour l’adapter aux impératifs de l’heure. Voilà bientôt 2 mois que cette annonce a été faite. Et depuis, plus rien. Comment comprendre tout cela dans un contexte où tous sont unanimes que l’heure est grave et qu’il faut aller vite dans la recherche de solutions aux problèmes qui assaillent le pays? Qui vivra verra !

Par Y. Ladji BAMA

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