SECURITE DANS LES QUARTIERS: Après Koglweogo, voici les Koglyaka

A la date du 12 août 2017, les responsables du Centre national pour la démocratie et le développement intégré (CNDDI) sont passés à la phase d’installation de leurs unités de base dénommées Comités Koglyaka et de conciliation (CKC). Lesdits comités ont pour mission de veiller à une paisible cohabitation entre habitants d’un même quartier (6 mètres) et à la cohésion au sein des populations d’un même quartier.

 

Aimé NABALOUM 

La cérémonie d’installation s’est déroulée dans un six mètre au quartier Wayalghin de Ouagadougou, en présence des habitants du quartier composés de personnes de tous les âges.  Selon les responsables du Centre national pour la démocratie et le développement intégré (CNDDI), « les faits parlent d’eux-mêmes et traduisent un certain mal être d’une frange importante de la population. La société perd ses repères peu à peu », tel est le constat fait par les géniteurs des comités Koglyaka et de conciliation (CKC). En effet, les comités Koglyaka et de conciliation sont un projet parmi tant d’autres. En optant de mettre en place de telles structures locales, il s’agit d’une interpellation au regard du climat dégradant de la sécurité et de la montée du terrorisme dans le pays. Chaque habitant doit être en mesure de veiller sur son voisin dans le quartier, disent les initiateurs.

Le Koglyaka est donc une cellule de veille et de sécurisation dans un 6 mètres avec pour objectif premier de « favoriser la cohabitation, de cultiver l’acceptation de soi et du prochain, l’acceptation de la laïcité de notre pays, c’est-à-dire l’acceptation de la croyance religieuse de l’autre, la solidarité lors des évènements heureux et malheureux au sein du 6 mètres, du secteur, de l’arrondissement, de la commune, de la province et de la région » (…) veiller à l’hygiène et à l’assainissement dans le 6 mètres et donner les informations précieuses aux autorités » pour une meilleure sécurisation des populations. En outre, les comités Koglyaka sont une solution pour envisager la redynamisation des valeurs sociales, morales de voisinage que sont l’intégrité, le respect de la parole donnée, l’honneur, la probité, la justice et la protection mutuelle.

Pour le président national des CKC, Laguemvaré Gnounoaga, « en tant que voisins, nous sommes devenus des membres d’une même famille. Nous n’avons pas de choix que de nous mettre ensemble pour faire de grandes choses sans souffrir ». Les CKC sont une solution pour aider le vivre ensemble, opine-t-il. Inoussa Ouédraogo, un habitant du quartier, plaide pour un reformatage de la société burkinabè à travers la solidarité, le bon voisinage. La sécurité est une question qui doit être gérée depuis la base, ce sont les citoyens qui doivent aider l’Etat dans ses efforts de sécurisation. Pour ce faire, il faut s’assurer et rassurer chaque famille. Les CKC ne s’intéresseront pas uniquement à la sécurité. D’autres actions sociales seront menées pour la sécurité des populations !

Avatar
Ecrit par
Le Reporter
Voir tous les articles
Ajoutez votre commentaire

Avatar Ecrit par Le Reporter

Nous suivre sur…