SYNTSHA/MINISTERE DE LA SANTE Un accord signé in extremis

Au cours d’une conférence de presse en début d’année, le Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) menaçait déjà d’aller en grève. Cette menace allait être une réalité suite au mot d’ordre de grève lancé pour 72 h, du 14 au 17 mars 2017, quand le ministère de la Santé a initié des concertations. Un accord sera signé in extremis le 14 mars 2017, entre les parties à l’issue des concertations.

Le protocole d’accord signé entre le SYNTSHA et le ministère de la Santé a permis d’échapper à une autre grève des agents de santé. Selon le Secrétaire général du SYNTSHA, Pissyamba Ouédraogo, les engagements pris par le ministère sont acceptables. Cependant, il convient de faire remarquer que lesdits engagements devraient être rigoureusement suivis. On note quelques grands points dans l’accord issus de la plateforme revendicative du syndicat. Il s’agit des points concernant la carrière des agents, les conditions de travail, la participation des travailleurs au fonctionnement et à la gestion des services, les rémunérations, l’effectivité de la gratuité des soins au profit des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes et sans conteste l’épineuse question de la CAMEG. Il ressort également que d’ici 2020, il sera procédé à la construction d’un hôpital de grande capacité à Ouagadougou, d’un nouvel hôpital universitaire à Bobo-Dioulasso, la transformation du centre médical avec antenne chirurgicale de Pissy en hôpital de district ainsi que celui de Ouahigouya qui deviendra un hôpital de district. A propos des rémunérations des agents, il est ressorti qu’une loi à venir, dite loi de la Fonction publique hospitalière, devrait l’étudier.

Pissyamba Ouédraogo a alors expliqué qu’un comité composé des deux parties évaluerait régulièrement l’application et la mise en œuvre des engagements pris par le gouvernement.

Si cet accord signé par les protagonistes permet d’échapper à une grève dans le secteur de la santé, le SG du SYNTSHA fait remarquer qu’il ne s’agit nullement d’une trêve, ni d’une fin en soi. Car, « si à un moment donné, nous sommes méprisés par le gouvernement où de nouvelles situations se présentent, il n’est pas exclu que nous allions en grève », foi du SG.

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