CINEMA : «La République des corrompus» enfin dans les salles.

C’est dans une salle du Ciné Burkina archicomble qu’a eu lieu le lundi 03 septembre 2018, la première projection du film «LA REPUBLIQUE DES CORROMPUS» du réalisateur Salam Zampaligré. Dans un contexte de campagne électorale, le film dépeint les machinations des politiciens pour la conquête du pouvoir dans une République où les pratiques très peu catholiques et légales ont foutu le camp.

D’une durée de 95 mn, le film tourné avec de jeunes acteurs et par une équipe technique tout aussi jeune, tout juste sortis de l’école de cinéma de l’Institut supérieur de l’image et du son (ISIS),  «La République des corrompus»  est une production qui se laisse regarder. C’est une histoire originale qui dépeint la corruption électorale, une réalité presqu’identique dans tous les pays subsahariens. C’est un scénario dynamique bâti principalement sur trois thèmes majeurs; le trafic d’êtres humains, les risques liés au journalisme d’investigation, et la politique et ses raccourcis.

Nous sommes dans une République où toutes les machinations pour conquérir et gérer le pouvoir affluent sans état d’âme. David Bakyono est un intellectuel apprécié pour ses excellents bouquins, mais qui se laisse transformer au gré de la politique. Il cherche coûte que coûte à obtenir un siège à l’Assemblée nationale.

C’est en pleine campagne électorale, marquée par l’achat des votes et le musèlement   de la presse, que Yasmine, une jeune journaliste du journal Global Presse, cherche à mener une investigation dangereuse qui va entrainer des victimes parmi les proches de Yasmine. Ferme et déterminée, elle affrontera diverses formes d’intimidations dans sa quête de la vérité. Sa relation amoureuse avec Alex, un jeune panafricaniste fougueux, prend un coup à cause de son enquête. Comment va-t-elle faire quand le sentiment se mêle au travail?  Alex tentera de la dissuader en vain, avant de se joindre  à elle pour son ultime combat.

L’image apparaît aujourd’hui comme l’outil efficace de mobilisation et de sensibilisation de la masse sur les effets néfastes de ce fléau. C’est ce qui fera dire d’ailleurs le parrain de la cérémonie, Luc Marius Ibriga, Contrôleur général de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption : «Avec les images, nous pouvons mobiliser beaucoup, nous pouvons sensibiliser un plus grand nombre.»

Le film est l’œuvre de l’association Semfilms Burkina qui s’est donné pour objectif principal de défendre et de promouvoir les droits humains et la liberté d’expression à travers l’image.

Salifou OUEDRAOGO (Stagiaire)

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