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Combien d’écoles et centres de santé ont été construits par le TAC ?

Burkina-Côte d’Ivoire ! Est-il encore besoin de rappeler que ces deux pays sont fortement liés? Non, évidemment ! Tout est bien visible. Liés par la géographie. Liés par l’histoire. Liés par les cultures. Même si les peuples ont toujours voulu de ce vivre ensemble, il faut aussi toujours compter avec des esprits malins pour semer des troubles. Les choses sont, à un certains moments, allées très vite dans le décor et très souvent, c’est du fait de politiciens véreux, malicieux et voulant tirer des subsides électoralistes qui poussent les hommes à nourrir entre eux la haine et à commettre les atrocités.

Il faut que la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso changent. Mais qui devra le faire ? Le Traité d’amitié et de coopération (TAC) ? Voilà plus de 10 ans que les deux pays se rencontrent régulièrement. Onze ans que ça dure. Rencontres d’experts, Conseils des ministres, rencontres au Sommet des chefs d’Etat, signatures d’accords. On chante les éloges des liens historiques, on chante, on danse, on mange, on se congratule et on se donne rendez-vous pour l’année suivante. C’est bien beau. Malgré toutes ces rencontres, ces milliards de francs dépassés, ces énergies débauchées, il faut toujours qu’entre les deux pays, des individus provoquent les couacs et les crocs-en- jambe. Entre deux TAC, les dirigeants des deux pays, quelle que soit l’époque, ne manquent pas d’ingéniosité et de complicité pour semer le froid entre les Etats et au final, ce sont les pauvres citoyens qui vont encore payer le prix fort. Au lieu de rêver à travers des projets faramineux, jamais atteints ou qui attendront des décennies sans voir le jour, les deux Etats gagneraient, si tant est que l’intérêt des peuples prime, à miser rien que sur le social et le culturel. Rien que cela. Les retombées seront très visibles par tous et bénéfiques pour tous. Les autres secteurs suivront, naturellement.

C’est en cela que les gouvernés se sentiront encore plus proches, encore plus convaincus que les gouvernants ne veulent que leur bien. C’est aussi en cela que les sommets du TAC seront plus utiles. C’est ainsi qu’on fait l’histoire et non à travers de simples actes répétitifs. Existe-t-il d’ailleurs un empêche- ment quelconque pour que les deux pays créent un fonds commun au profit des jeunes, des femmes, des couches vulnérables ? Combien de forages, de centres de santé, d’écoles ont été construits pour les populations ? Quelle infrastructure a été réalisée de commun accord, profitable à toutes les deux nations ? Mais les Trésors publics des deux pays vont trinquer et à travers eux, les bourses des simples citoyens. Et c’est le drame de ces sommets à répétition, comparables à des foires à copains.

 

Aimé NABALOUM
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