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Honte à vous !

Chaque jour que Dieu fait, l’on se demande d’où viendra le répit et quand les larmes des Burkinabè sècheront. Des gens ont décidé de s’en prendre au peuple burkinabè de façon violente et meurtrière. Néanmoins, tant qu’il restera un seul Burkinabè sur ce territoire, il faut se dire qu’il a le devoir de préserver son honneur et non le souiller. Et ça, c’est pour ces Burkinabè qui ont encore une once d’honneur et un cœur qui bat pour la mère patrie léguée par les générations séculaires.

Malheureusement, pendant que beaucoup s’échinent à stopper l’avancée destructrice des bandits et autres terroristes, pendant que certains ne cessent de pleurer la mort du dernier des ressorts de leurs familles, ces valeureuses âmes restées dans le bruit des armes, pendant qu’une mère pleure son fils resté au front à 25 ans, pendant qu’une veuve recherche vainement sa moitié partie combattre des obscurantistes, pendant que des jeunes, le sang bouillonnant de la rage de vaincre et l’arme au poing, ne jurent que foutre hors du territoire des ennemis qui souillent notre terre,…pendant ce temps, il se trouve des jeunes, sans vergogne, toute honte bue, qui ne vivent que rackets dans l’administration, de corruption, et de pillages des maigres ressources du Trésor public.

Oui ! De tels jeunes, il y en a dans les bureaux. Et pourtant, l’essentiel de ce qui devrait être fait dans cette tourmente, c’est de tous tourner le regard vers le seul unique ennemi. Un jeune, assis derrière un bureau, qui n’a d’yeux que se remplir injustement les poches d’argent sale, est bien pire que le terroriste tapis dans le sable ou derrière les buissons. Comment comprendre qu’un jeune burkinabè, dans ce contexte, ne se sente concerné par le combat actuel de la nation que quand il y a mort ? Et là, il ne fera qu’une publication sur les réseaux sociaux pour dire « je condamne », « RIP », « paix à leurs âmes » et tutti quanti.

Comment comprendre qu’un jeune soit capable de dénoncer le manque de matériel adapté de combat pour les FDS et pendant ce temps, il est lui-même un pilleur, assoiffé de perdiems et traînant les baskets derrière un homme politique ou un gourou au soir de sa carrière. Comment comprendre que fièrement, torse bombée, un jeune de ce Burkina puisse se
dire « ce n’est pas à moi de développer le Burkina  » ? Oui ! De tels jeunes, il y en a dans les services. Comment comprendre ? Si ce n’est qu’ils sont une réincarnation de la honte et de l’insouciance en maturation ! Demain sera dur avec cette jeunesse-là ! Alors, honte à vous. Déjà !

Aimé NABALOUM
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