Il faut que la Police arrête ça !

C’est fou ce que le Burkina est en train de vivre dans ce contexte d’insécurité permanente et de terrorisme, et où l’on se demande chaque jour d’où viendra la prochaine attaque terroriste. Personne ne nie le fait que la situation est devenue très tendue, pernicieuse et hautement mortelle pour chacun des Burkinabè, et surtout pour ceux qui sont au front.

Face à ce déferlement de la violence, il faut éviter, malgré tout, d’être le premier à baisser la culotte au risque de subir l’humiliation. Nul besoin de rappeler que les Forces de défense et de sécurité sont en première ligne dans cette lutte. En d’autres termes, elles sont les protectrices des vies sur chaque mètre carré. On peut avoir à redire sur les stratégies, sur les donneurs d’ordre dans l’armée, mais pas livrer les populations aux terroristes en fuyant.

Plusieurs sources ont confirmé que le Commissariat de police de Djibo s’était vidé de ses flics en une journée, avec des arguments bien évidemment. Ce n’est pas une première fois que les flics décampent d’une position dans ce contexte. Que s’est-il passé ? La peur ? Le manque de moyens pour aller au front ? Le découragement ? Repli tactique ? En tout cas, le message n’est pas du tout beau. Aucun Burkinabè ne demande à un élément des FDS d’aller mourir au front mais d’aller combattre dans l’honneur, et il est bien établi que le succès face à ces batailles ne se fera pas par les armes uniquement. Il faudra bien plus.

Avec un tel message, que nous reste-t-il à faire ? Si dans la stratégie, la police ne doit pas être dans une zone de guerre, autant la décharger de cette mission pour la confier à un autre corps. Sinon, il faut arrêter ça …

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la communication des Forces armées de façon générale, laisse à désirer. Elle est loin de rassurer. Si à cela l’on ajoute des syndicats qui font des déclarations à l’emporte-pièce, montrant la faiblesse de cohésion au sein des Forces de défense et de sécurité, notamment entre la police et les autres, il faut craindre que les acteurs eux-mêmes n’aient pas encore pris conscience de leurs missions en cette période charnière de la vie de la Nation.

Le commandement doit revoir sa communication et sa gestion de la troupe pour rassurer, mobiliser et engager. Allez ! Les FDS !

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