JOURNEES ANTI-IMPERIALISTES AU BURKINA : L’ODJ fustige la «forte présence militaire des puissances impérialistes en Afrique»

Sous la houlette de l’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ), avec ses structures partenaires, s’est tenue à Ouagadougou les 11 et 12 octobre 2019, la quatrième édition des journées anti-impérialistes. Le panel sur le thème «Impérialisme et terrorisme en Afrique : causes et perspectives pour les peuples en lutte pour leur libération nationale et sociale» a marqué l’ouverture des journées le 11 octobre 2019. Expositions, meeting et concert ont également ponctué la quatrième édition.

«Impérialisme et terrorisme en Afrique : causes et perspectives pour les peuples en lutte pour leur libération nationale et sociale». C’est autour de ce thème qu’ont été lancées les activités de la quatrième édition des journées anti-impérialistes (JAI) au Burkina. Cette quatrième édition se tient dans un contexte national marqué par la multiplication des attaques terroristes. C’est ce qui fera dire à Gabin Korbéogo, président de l’ODJ, que «les néo-colonies d’Afrique connaissent une crise sécuritaire sans précédent. Cette crise s’approfondit d’année en année avec la multiplication des attaques terroristes comme c’est le cas dans la bande sahélo-saharienne, au Nigeria, au Maghreb…et l’existence de nombreuses zones grises qui échappent au contrôle des Etats ». Le premier responsable de l’ODJ affirmera que si les puissances occidentales pullulent en Afrique et au Burkina, elles sont attirées par les ressources des pays attaqués.

Mais Gabin Korbéogo se veut optimiste quant à l’aboutissement de ces différentes luttes d’émancipation. Pour lui, «seules les luttes d’émancipation menées de façon consciente et âpre par les peuples et la jeunesse populaire dans les différents pays, et fondées sur la solidarité internationale entre les peuples du monde peuvent aboutir. Les grandes luttes d’émancipation de ces dernières années dans le monde et la solidarité militante dont ces peuples en lutte ont bénéficié ont mis en évidence la nécessité de construire et de consolider la solidarité internationale de lutte contre l’ordre impérialiste.» La jeunesse militante a été magnifiée à travers un vibrant hommage rendu aux responsables de l’ODJ assassinés dans la province du Yagha. «La jeunesse est au rendez-vous de toutes les luttes de notre peuple, tout comme elle organise des luttes spécifiques pour améliorer ses conditions de vie et de travail et pour ses droits démocratiques et politiques », a rappelé Gabin Korbéogo. Les deux jours d’activités anti-impérialistes ont été également marqués par une exposition dans la cour du Palais de la jeunesse et de la culture Jean-Pierre Guingané et d’un concert à l’espace de la Mairie de l’arrondissement.

Une marche à travers les artères de la ville, initialement prévue par les  organisateurs, a été refusée par la Mairie centrale mais elle s’est transformée en un grand meeting qui a réuni les «anti-impérialistes» à la Bourse du travail de Ouagadougou. Il a encore été l’occasion de remettre en cause l’envahissement du continent par les forces dites impérialistes d’où qu’elles viennent. L’ODJ a rappelé que malgré les indépendances d’il y a 60 ans, le Burkina était toujours sous domination et supervision «économique, politique, culturelle et militaire» par la France.

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Salifou OUEDRAOGO
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