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Me Bénéwendé Sankara, maintenant, c’est la patrie ou la mort

Partout au Burkina Faso, il n’est pas rare d’entendre : on ne fait pas la bagarre autour de la terre ; la terre est sacrée. Si tant est que cette presque règle sociale est une réalité, d’où nous est donc venu la montée de l’adrénaline sociale du fait de la terre ? Tout le monde est bien conscient que le foncier burkinabè couve une réelle bombe. Mais chacun y met sa buchette, en attendant. Alors, à quel résultat doit-on s’attendre si le principe qui veut qu’il soit interdit de spéculer autour de la terre n’est plus à l’ordre du jour ?

Le comble est que cette guerre qui se prépare trouve son origine dans la ville. Malheureusement, les citadins l’ont transportée progressivement dans nos campagnes. Ce dernier mandat du Président Kaboré risque de connaitre l’ultime coup de semonce. Les élections municipales, qui se préparent, vont être le véritable baromètre de l’indicible bagarre qui s’annonce. Ça va péter, si rien n’est fait dans l’urgence. Le nouveau ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Me Bénéwendé Sankara, a du pain sur la planche. L’on pourrait se demander qu’est-ce qui l’a pris de s’engouffrer dans cette affaire. Mais l’homme est habitué aux dossiers brûlants en tant qu’Avocat et homme politique, opposant d’un régime qui a rasé ses politiciens à une certaine époque.

Si Me Bénéwendé Sankara veut réussir sa mission, c’est déjà de nettoyer les écuries d’Augias dans ce ministère où grossissent des rapaces et autres requins du foncier. La promotion immobilière c’est là où il faut commencer. Sans faux fuyant, « le ministre des non-lotis » doit avoir la main ferme et le discours intransigeant s’il veut entrer dans l’histoire. Alors, Me Bénéwendé Sankara, maintenant, c’est la patrie ou la mort !

Aimé NABALOUM
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