Affaire don de matériel à la police : le rapport des inspecteurs remis en cause !

Le feuilleton dit « affaire don de matériel par ETAF ARMABEL à la Police nationale » ne semble pas être prêt de s’estomper. Entre les responsables d’ETAF ARMABEL et certaines autorités de la Police nationale, le torchon continue de brûler. L’armurier maintient et reste convaincu que l’usage qui a été fait de son matériel est entouré de flou. Après avoir demandé l’état récapitulatif de la répartition de son matériel, l’armurier constate des irrégularités sur le registre, mettant en doute le contenu dudit état de répartition.

L’on se rappelle que le ministère en charge de la sécurité avait mis en place une commission d’enquête composée d’inspecteurs techniques du ministère. Le rapport aboutit au fait qu’ « aucune preuve matérielle de détournement du matériel n’a pu être établie ». N’empêche. Les doutes du donateur persistent. Le rapport produit par les inspecteurs techniques et déposé sur le bureau du ministre ne comporte que deux signatures. Le troisième membre de la commission d’enquête ne l’a pas signé. Toute chose qui renforce les doutes sur les conclusions des investigations.

Après avoir pris connaissance du contenu du rapport, ETAF ARMABEL n’a pas manqué de réagir : « Messieurs les inspecteurs, dans l’une des pages du registre certifié, de la date du 8 août 2006 l’on se retrouve à celle du 23 janvier 2014. Comment se fait-il que depuis l’année 2006, ce n’est qu’en 2014, soit 8 ans après, que l’on procède à une répartition ? Durant 8 ans, n’y a-t-il pas eu des besoins en matériel ? Pourquoi retrouve-t-on des répartitions datées de 2011 et de 2012 immédiatement suivies des autres de 2014 ailleurs dans le registre ? (…) le rapport que vous avez déposé auprès du ministre d’Etat Simon Compaoré n’établit nullement la vérité sur la gestion de notre don (…). De par les irrégularités, ce rapport participe d’un amalgame sciemment concocté pour masquer davantage les dessous de cette affaire qui, de notre point de vue, rime avec détournement et corruption…». ETAF ARMABEL continuant de contester l’état récapitulatif de la répartition du matériel et le registre servant de preuve d’enlèvement de la Police nationale, la Direction générale de la police a invité l’armurier à s’adresser dorénavant à la Justice pour ses préoccupations. Affaire à suivre !

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