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AFFAIRE FRAUDE FISCALE A CIMFASO : La Cour d’appel dit non au non-lieu de Inoussa Kanazoé !

La Cour d’appel de Ouagadougou a décidé de remettre les pendules à l’heure dans le dossier fraude fiscale à CIMFASO. Depuis le 28 février dernier, la Chambre d’accusation de ladite Cour a rendu sa décision suite à un réquisitoire du Parquet général en date du 15 octobre 2018. Ce réquisitoire, faut-il le rappeler, faisait suite à la décision de non-lieu partiel, rendue par le juge d’instruction du cabinet N°07, le 20 juillet 2017, qui mettait notamment, hors de cause Inoussa Kanazoé, premier responsable du groupe Kanis, dont fait partie CIMFASO. Dans sa décision du 28 février dernier, la Chambre d’accusation infirme l’ordonnance de non-lieu partiel du juge d’instruction, notamment en ce qu’elle a déclaré n’y avoir lieu à suivre contre Kanazoé Inoussa des chefs de complicité de blanchiment de capitaux et de  faux en  écriture de  commerce.

Sur ce point, contrairement au juge d’instruction, la Chambre d’accusation dit qu’il existe des charges suffisantes des chefs de complicité de blanchiment de capitaux et de complicité de faux en écriture de commerce à l’égard du sieur Kanazoé. La Chambre prononce la mise en accusation de Kanazoé Inoussa, de Kaboré Inoussa, Tapsoba Poco, Kaboré Seydou, Ilboudo vincent, Kaboré T. Hermann. Elle les renvoie donc devant la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Ouagadougou pour y être jugés conformément à la loi ; elle décerne, par ailleurs, à l’encontre de chacun d’eux, une ordonnance de prise de corps.

Comme quoi, l’homme d’affaires Inoussa  Kanazoé et les siens avaient trop vite crié victoire. Le fameux non-lieu dont ils se prévalaient a donc volé en éclat depuis ce 28 février. L’homme se retrouve encore face à ses responsabilités. L’on se souvient que c’est fort de ce non-lieu que lui et ses conseils n’avaient pas hésité à attraire en Justice, notre confrère Courrier confidentiel à qui ils réclamaient plus de 7 milliards FCFA. Désormais, sur quoi s’appuieront-ils ? L’homme qui se disait blanchi et vouait donc aux gémonies tous ceux qui avaient osé écrire sur ses frasques en matière de fraude fiscale se retrouve face à son destin. Comme quoi, on ne peut jamais fuir indéfiniment ses responsabilités. Elles rattrapent toujours. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.

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