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Affaire protection d’un présumé délinquant par le Procureur de Koudougou : et notre article séma la panique !

Dans notre parution du 15 novembre 2018, nous relations une rocambolesque affaire d’escroquerie, dans laquelle le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Koudougou et le Commissaire chef du Service régional de la police judiciaire (SRPJ) du Centre-Ouest sont soupçonnés de protéger le présumé escroc. Visiblement, notre article a fait trembler beaucoup dans le milieu. Il nous revient que certains acteurs, dans la tourmente depuis lors, sont en train de courir dans tous les sens, remuant ciel et terre, pour limiter les dégâts. C’est dans ces circonstances que le présumé délinquant, Harouna Zoungrana, nous a fait parvenir par les soins de son Avocat-conseil, Maître Arianne Gouem, du Cabinet d’Avocats Barthélémy Kéré, un droit de réponse cachant mal son désarroi, que nous avons publié dans notre dernière parution.

D’ores et déjà, nous nous félicitons que la procédure concernant cette affaire, qui piétinait depuis un moment, ait connu un coup d’accélérateur depuis que Le Reporter  s’est signalé à Koudougou. Nous continuons de suivre de très près les suites de cette affaire et en temps opportun, nous y reviendrons. En attendant, nous nous en voudrions de ne pas dire quelques mots à l’attention de Harouna Zoungrana et son  Avocat- conseil: sans doute, croient-ils pouvoir nous intimider à travers les menaces à peine voilées qu’ils tentent de distiller dans le fameux droit de réponse. En tout état de cause, lit-on dans ledit écrit, nous serons «amenés à un moment ou à un autre, à fournir les preuves» de ce que nous avons écrit.  Nous attendons avec impatience ce moment-là.

Pour Arouna Zoungrana, notre article qui dépeint les faits flagrants d’escroquerie dont il est soupçonné serait «truffé d’affirmations gratuites ». Et voilà l’homme, toute modestie piétinée, qui s’aventure à vouloir nous apprendre les règles de notre métier. Un devoir de réserve, soutient-il, aurait dû nous empêcher de chercher à l’entendre en vue d’écrire sur une affaire en cours d’instruction, au risque de compromettre l’enquête. Cher monsieur Zoungrana, nous ne vous savions pas agrégé en droit de la presse. Toutefois, sachez que nous n’avons que faire de vos théories boiteuses. Tâchez de vous contenter de faire ce que vous savez faire le mieux jusque-là, et laissez-nous faire notre métier.

En attendant que vous nous apportiez la preuve du contraire, sachez que vous n’êtes pas mieux instruit sur les questions de secret de l’enquête que ceux-là mêmes qui mènent cette enquête, à savoir le Commissaire de police et le Procureur.  Vous ne pouvez pas être plus royaliste que le roi. Comme vous l’avez lu dans l’article, ces deux-là, ce sont prêtés à nos questions, nonobstant les préoccupations que vous évoquez. Retenez donc que si ceux-là mêmes qui sont chargés de l’enquête et qui ont été formés à cet effet n’ont pas trouvé à redire sur notre démarche, ce n’est pas le quidam que vous êtes, comme vous le dites vous-mêmes, qui pourra le faire.

Vous parlez d’un prétendu esprit qui animerait le journaliste contre votre personne. Permettez-nous de vous dire que si vous, vous le connaissez et avez un esprit qui vous anime contre lui, cela n’est pas le cas pour lui. Jusqu’à ce que cette affaire lui parvienne, il ne vous connaissait ni d’Adan ni d’Eve. Comment un esprit pourrait-il l’animer contre cet inconnu que vous êtes ? Il a mieux à faire, croyez-nous. Vous soutenez aussi que les faits révélés dans l’article ne vous ont pas ébranlé et vous n’hésitez pas à traiter notre journaliste d’indélicat. Laissez-nous vous dire que vous vous accordez plus d’importance que nous vous en reconnaissons. Notre article a un but bien plus noble que chercher à ébranler un individu comme vous. Vous atteignez le comble du ridicule en soutenant que les personnes qui vous connaissent ont commencé à perdre leur foi en la presse, en prenant connaissance de notre article. Croyez-vous qu’une telle information puisse nous décevoir ? Bien au contraire, que des gens de votre acabit ne puissent pas tirer de motif de satisfaction de nos écrits, cela ne peut que nous rassurer que nous sommes sur la bonne voie.

Pour le reste, nous vous laissons à vos délires et attendons dans la plus grande sérénité les suites de cette affaire. A suivre donc !

La Rédaction

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