burkina greve

BUDGET DE L’ETAT 2019 : Combien coûtent les institutions au contribuable burkinabè ?

Connaissez-vous le budget des institutions du Burkina Faso : le Conseil économique et social (CES), l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC), le Conseil  supérieur de  la communication (CSC), la Grande Chancellerie, le Haut Conseil pour le dialogue social (HCDS), le Haut Conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN), le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la Commission de l’informatique et des libertés (CIL)?  Et Kosyam ? Combien nous coûte-t-il ? Zoom  sur les budgets des institutions, même celles décriées.

Le Budget de l’Etat gestion 2019 a été adopté par l’Assemblée nationale le 18 décembre 2018. Dans cette loi de finances, les dépenses budgétaires s’élèvent à deux mille deux-cent-treize milliards deux-cent-quatre-vingt-dix millions trois-cent-trente-un mille (2 213 290 331 000) FCFA. La répartition de cette manne financière entre institutions du pays cache souvent des informations capitales. Par exemple ! Combien coûte Kosyam au contribuable ? Plus de 29 milliards et demi et précisément 29.569.242.000 FCFA, peut-on lire dans la loi de finances gestion 2019. Si ce montant peut sembler énorme, la Présidence du Faso n’est pas la structure la plus budgétivore du pays. Sur l’ensemble des ministères et institutions, le plus gros budget revient au ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MENAPLN). Son budget annuel s’élève à 414.866.219.000 FCFA,  soit 18% du Budget national. Suivent respectivement les ministères de la Santé, avec 235.986.438.000 FCFA, le ministère de la Défense nationale et des Anciens combattants, avec 209.726.310.000 FCFA. La Présidence du Faso, mise sur la liste des ministères, arrive 13e, derrière le Premier ministère classé 12e. Les ministères les moins dotés en budget sont le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, celui de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur et enfin, le Secrétariat général du gouvernement et du Conseil des  ministres, avec 1.077.102.000 FCFA.

200 millions FCFA pour le MAEP

En outre, dans le contexte burkinabè, il n’est pas rare d’entendre des idées tendant à la suppression de certaines institutions, au prétexte qu’elles sont inutiles. Sur plus d’une dizaine d’institutions, le Secrétariat permanent du Mécanisme d’évaluation par les pairs (SP/MAEP) est l’institution la moins classée, au regard de son budget. Elle dispose de 200 millions FCFA, soit 0,009% du Budget national. Suivent, dans le bas du classement, le Haut Conseil pour le dialogue social (HCDS), le Haut Conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) et la Commission de l’informatique et des libertés (CIL), dotées respectivement, de 250 millions FCFA, 350  millions FCFA et 372.691.000  FCFA. Quant à la CENI, le Médiateur du Faso, la Grande Chancellerie, leurs budgets s’élèvent respectivement, à 378.322.000 FCFA, 582.796.000 FCFA et 688.430.000 FCFA.

Le Conseil économique et social (CES), le Conseil supérieur de la communication (CSC) et l’Autorité  supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) tiennent le trio de tête des institutions. L’ASCE-LC, dotée d’un budget de 2.596.115.000 FCFA, est suivie du CSC, avec 963.747.000 FCFA et du CES, avec 841.718.000 FCFA comme budget annuel. Ces dix institutions à elles seules coûteront au contribuable la somme de 7.223.819.000 FCFA, soit moins de 1% du Budget national.

Aimé NABALOUM
Ecrit par
Aimé NABALOUM
Voir tous les articles
Ajoutez votre commentaire

commentaire
  • Patron Nabaloum, fallait ajouter vos impressions et appréciations. Et mêmes des remarques d’autres personnes de la rue ou des bénéficiaires eux-mêmes. Je t’aurais vraiment AIMÉ si tu essayais ces analyses critiques et humeurs et appréhensions. La neutralité n’est pas journaliste.

Aimé NABALOUM Ecrit par Aimé NABALOUM

Nous suivre sur…