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Ce black-out-là !

90 jours avant l’ouverture officielle de la campagne électorale, les médias sont obligés de faire un black-out total sur les activités qui pourraient avoir une coloration de marketing politique. Et le Conseil supérieur de la communication (CSC) a tenu à le dire ou le rappeler, c’est selon, aux hommes et femmes de médias. L’affaire passe mal de partout. Que ce soit du côté des acteurs politiques ou des animateurs des médias, cela sonne comme une surprise.

Et pourtant ! Nul n’est censé ignorer la loi, dit-on. Sur ce coup-là, il faut dire que tout le monde semble été pris de court. Ces 90 jours avant la campagne vont vider des médias de leur contenu intrinsèque, malheureusement. L’avantage est que les médias se mettront au moins de côté pour laisser les politiciens «se manger».

Mais tout cela, c’est de la nature du Burkinabè. Ignorant des textes qui régentent sa vie publique, il se trouve très souvent englué dans des tergiversations inutiles. Tout le monde a suivi les adoptions des lois par l’Assemblée nationale et tout le monde s’en moque tant qu’une loi ne leur enlève pas directement le fromage du bec. Excusez du peu! C’est une image.

On s’en moque jusqu’au jour où l’on se rend compte que l’on ne peut tout se permettre. Si les médias, les acteurs politiques et même le citoyen ordinaire avaient été attention nés, ils auraient dû savoir que certaines dispositions de certaines lois doivent faire l’objet de débats sérieux. Le plus surprenant c’est quand des députés, politiciens par excellence se disent surpris, mécontents.

Ils auraient dû voir venir qu’ils auraient ouvert le débat et même tenté une modification du texte. Mais hélas ! La loi est dure mais elle mérite respect quand elle est en vigueur.

Alors, que tout le monde trinque encore et encore. Pour les prochaines fois, on laissera encore les textes en l’état jusqu’à ce qu’ils nous fouettent, même nos moyens d’existence. En attendant, faisons le black-out !

Aimé NABALOUM
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