burkina

C’est quoi cette démission collective ?

Le Médiateur du Faso, le Haut Conseil pour le dialogue social (HCDS), le Haut Conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN), le Conseiléconomique et social (CES), la Commission nationale des droits humains (CNDH), les rencontres gouvernement-syndicats. Mieux, dans le gouvernement, il y a même un ministère délégué chargé de la cohésion sociale… Et quoi d’autre ? Voici autant de cadres et d’institutions de la République dont il faudra parler une bonne fois pour toutes et tirer les conséquences qui s’en suivront. C’est à se demander ce à quoi elles servent au juste. Une institution, si elle existe, doit pouvoir jouer son rôle et s’affirmer dans le paysage institutionnel national.

Dans le cas contraire, il faut s’en débarrasser. L’on dira que chacun a ses missions spécifiques, différentes de celles des autres institutions. Certes ! Mais n’ont-elles pas aussi des missions communes ? Toutes ces institutions aux dénominations ronflantes et différentes ont pour commun la recherche du mieux vivre ensemble, la pacification des relations sociales et la cohésion au sein de la société. Mais malgré tous ces cadres, la fracture sociale est aujourd’hui manifeste. Corruption dans tous les secteurs de la vie publique, indiscipline généralisée, incivisme criard des jeunes et des moins jeunes, violences verbales et invectives partout, injustice, même face aux flagrants, etc. Le Burkina s’enfonce chaque jour dans une crise sociale profonde et sans rêve d’un lendemain meilleur ; le surlendemain fait encore plus peur. Aucune de ces institutions ne laisse poindre à l’horizon les signaux de cette cohésion sociale tant recherchée.

L’espace public est tellement obstrué par les intérêts personnels. L’on se demande vers où va le pays. Il faudra enfin sortir de cette panne d’inspiration et de cette paresse intellectuelle qui caractérise de plus en plus la société Burkinabè.

Aimé NABALOUM
Ecrit par
Aimé NABALOUM
Voir tous les articles
Ajoutez votre commentaire

Aimé NABALOUM Ecrit par Aimé NABALOUM

Nous suivre sur…