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DJIBRILL BASSOLE : Fidèle à sa logique jusqu’au bout

Depuis la reprise du procès, le  Général Djibrill Bassolé manque à l’appel. Son état de santé ne lui permettrait pas d’être physiquement présent dans le box des accusés. Après deux mois d’évacuation sanitaire en Tunisie, il est revenu au pays depuis le 5 mai pour poursuivre son traitement. Mais depuis, une grosse polémique aux relents politiques a été engagée autour de son état de santé. Comme nous le relevions dans notre précédente édition, ses partisans vont jusqu’à accuser le pouvoir de vouloir le tuer à petits feux. A quelles fins ? Eux seuls savent.

Djibrill Bassolé refait encore parler de lui. Depuis le début de cette affaire, il a opté pour le déni et fait des pieds et des mains pour trouver une solution politique et/ou diplomatique à son implication présumée dans le dossier de coup de force des 16 et 17 septembre 2015. Après avoir tenté par tous les moyens, et en vain, de se faire passer pour un prisonnier politique, il a aujourd’hui du mal à convaincre que sa maladie nécessite une nouvelle évacuation à l’étranger, notamment en France, pour une meilleure prise en charge. Il continue de compter sur la pression de l’extérieur, notamment la France. Mais pas seulement, l’homme est crédité de puissants réseaux internationaux de lobbies qu’il a activés depuis son incarcération en 2015. Toute chose qui complique son évacuation par crainte qu’il se fasse la belle une fois à l’étranger. Certaines sources évoquent d’ailleurs des tentatives lors de son séjour ses communicants et partisans rechassent toutes sortes de discours visant à amplifier la gravité de sa maladie et créer des doutes sur la volonté du pouvoir en place à permettre à leur champion de se soigner. Comme nous l’avions plusieurs fois écrit, finalement, Bassolé s’est fait prendre dans son propre piège. Son ambition et son entêtement à ne reculer devant rien pour l’assouvir l’ont conduit là où il est aujourd’hui.

Peut-être que son cas est effectivement très grave. Mais il lui faut autre chose que de l’agitation politique et des pressions diplomatiques pour convaincre. Il sait pertinemment que c’est sur la base d’un rapport médical établissant que son état nécessitait une évacuation à l’étranger qu’il a été évacué pour la première fois. Il sait aussi que c’est sur la base d’un rapport médical établissant que son état s’est amélioré après une opération en Tunisie et qu’il peut poursuivre son traitement au pays qu’il a été renvoyé à Ouagadougou. Si son état de santé nécessite une nouvelle évacuation, ce n’est pas une grève des médicaments qu’il lui faut. Et il le sait certainement. Il doit, au contraire, faire confiance aux médecins qui, après examen, peuvent recommander cette nouvelle évacuation. En choisissant la grève des médicaments, il donne l’impression de vouloir compliquer davantage son cas dans l’espoir de forcer son évacuation à l’étranger. Déjà, il bénéficie de la clémence du Tribunal militaire qui, même en l’absence de certificat médical, consent à ne pas le faire comparaître de force.

Le Général Bassolé doit aider le tribunal et les médecins à l’aider. Sauf s’il a fait le choix de mettre en scène sa maladie (qui est réelle) pour pouvoir sortir du pays et échapper éventuellement à une sanction du Tribunal militaire dans le procès en cours. Pour une fois, il doit jouer la carte de la vérité et de la transparence.

Nerwatta Kafando

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