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Et ils plaidèrent coupables…

La rivière du procès du putsch manqué de septembre 2015 coule inexorablement vers sa chute. Avec certitude et sauf catastrophe judiciaire, les responsabilités seront situées, des coupables seront désignés, des sanctions vont tomber, les prévenus avanceront et recevront chacun une sanction à la hauteur de sa participation ou non à cette tentative de prise du pouvoir par les armes.

Qui l’eût cru ? Avec certitude et sauf tremblement de terre, les fortunes seront diverses, car il y a eu des cerveaux de cette bêtise politique ; il y a eu des exécutants de la barbarie. Après les plaidoiries des Avocats de la partie civile, les Avocats de la défense ont pris le relais. L’heure de vérité a sonné. Il faut faire face à son destin, au moins pour une fois. L’une des récentes leçons de ce procès est que le «gros dos» n’est pas payant. C’est le temps de faire profil bas et de ranger sa queue entre les jambes. Surtout, il faudra tout faire pour ne pas rater le dernier virage, cette dernière chance de convaincre le tribunal avant la décision. Et déjà, certains prévenus, comme à Rodwooko, commencent à faire «barka» et revoient leurs positions. Est-ce le bon moment ? Le tribunal appréciera. Est-ce tard? Certainement pas. Ne dit-on pas qu’une faute avouée est à moitié pardonnée ?

Il est clair que beaucoup vont, en dernier ressort, demander pardon aux victimes et au peuple. Ce sera à leur honneur, s’il leur en reste d’ailleurs. Certains pourront même fondre en larmes devant les juges pour une dernière fois. Mais que vaudra tout cela ? Il faudra assumer les motivations de ses actes à un certain moment de sa vie et récolter lauriers ou couronnes d’épines. C’est cela aussi la vie. Quand on bande les muscles à certains moments, il faut toujours se rappeler qu’ils retomberont un jour vlan, comme des peaux de banane. Dans tous les cas, certains plaident déjà coupables et demandent clémence. Ce n’est pas mauvais et c’est bon à prendre !

Aimé NABALOUM
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