Le Reporter a 13 ans

1er juillet 2007-1er Juillet 2020, votre Journal Le Reporter célèbre, à travers ce numéro, ses 13 ans d’existence. Porté sur les fonts baptismaux le 1er Juillet de cette année de grâce, le Journal Le Reporter entendait apporter sa contribution à une meilleure information de ses lecteurs.

Vos serviteurs ont alors fait le serment de consacrer l’essentiel de leur énergie à rechercher, traiter et diffuser des informations que nous estimons utiles et pertinentes pour les citoyens, afin de leur permettre de participer activement à la vie de notre cher pays. Nous avions fait le serment que nous fouillerons partout où besoin sera, pour mettre sur la place publique, les inconduites de tous ceux qui prétendent parler et agir au nom du peuple ou qui gèrent le bien commun.

Nous nous sommes engagés aussi à magnifier les bonnes pratiques, à soutenir les luttes de toutes les couches socioprofessionnelles pour améliorer le vivre ensemble.

Dès le N°00, paru le 1er juillet 2007, nous relevions les dérives dans lesquelles la société burkinabè s’enfonçait irréversiblement. Certains qui
revendiquent aujourd’hui le changement, vrai ou mouta mouta, étaient
encore du côté de ceux qui avaient pion sur rue et faisaient la pluie et le
beau temps dans ce pays. D’autres étaient des opposants alibi, trop faibles
pour peser sur la gouvernance de l’Etat. L’on était encore loin d’une
opposition digne de ce nom. La société civile, après les périodes chaudes de
1999 à 2002, suite à l’assassinat de Norbert Zongo, se cherchait.

Blaise Compaoré était au sommet de sa gloire, avec l’accord politique de
Ouagadougou entre les acteurs de la crise ivoirienne. Bref, tout semblait
aller si bien dans le meilleur des Burkinabè possibles au point que Blaise Compaoré a célébré avec faste le 20e anniversaire de son accession sanglante au pouvoir (15 octobre 1987 – 15 octobre 2007). Seule la
presse était, en partie, sur la veille citoyenne, les dénonciations des dérives des puissants du moment.

Nous avons donc rejoint ceux qui avaient refusé de baisser les bras face
à l’instauration d’un pouvoir monarchique, clanique, patrimonial qui avait
réussi à s’offrir l’image de grand démocrate, de faiseur de paix dans la
sous-région et sur le plan international. Nous avons choisi de porter la
voix des laissés-pour-compte, des rares citoyens, organisés ou non qui, malgré la crise morale ambiante, avaient refusé de marchander leur
dignité, leur intégrité et leur détermination à poursuivre le combat pour un
Burkina Faso plus libre et prospère.

Bref, Le Reporter est né dans un contexte sociopolitique difficile et grandit dans l’adversité. D’aucuns nous avaient prédit un passage éphémère sur le paysage médiatique national. Car, à leurs yeux, sans des puissances
financières et politiques derrière nous, nous n’avions aucune chance de prospérer. D’autres encore pensaient que nous n’étions que porte-voix de chapelles politiques dont nous affirmions haut ce qu’elles pensaient tout bas. Mais le temps étant l’autre nom de Dieu, les soutiens de nos lecteurs ont fini par nous imposer dans la short list des médias qui comptent.

C’est le lieu ici d’exprimer notre profonde gratitude à tous ceux qui ont cru et continuent de croire en nous, d’une part, en nous aidant à avoir du contenu, et d’autre part, par leur fidélité. Aujourd’hui encore, l’adversité a pris un autre visage, avec le piratage des journaux qui constitue désormais l’un des grands maux de la presse écrite. Les évolutions technologiques nous obligent également à opérer des mutations pour relever le pari incontournable de la digitalisation. Avec nos lecteurs, nous prenons l’engagement de nous y investir.

Cet anniversaire intervient dans un contexte socioéconomique difficile,
surtout pour la presse burkinabè dans son ensemble. Comme toujours, nous
comptons sur vous pour la survie de cet espace public d’information, d’interpellation et de formation citoyenne. Comme nous l’avons relevé à plusieurs occasions, Le Reporter n’est plus la propriété de ses fondateurs, il est aujourd’hui un patrimoine collectif. Notre rêve est de pouvoir le sauvegarder et le transmettre à des générations futures pour poursuivre le combat et la noble mission pour lesquels il a été créé.

A tous nos lecteurs, nous renouvelons nos sincères remerciements et les rassurons que pour eux, nous ne baisserons jamais les bras. A tous ceux
qui d’une manière ou d’une autre, ont été acteurs de ce parcours, nous disons merci infiniment. Nous continuons de rêver d’un Burkina Faso plus digne et fier et du nom qu’il porte, d’une Afrique unie et débout et d’un monde juste, de paix.

Boureima OUEDRAOGO
Ecrit par
Boureima OUEDRAOGO

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