Les pistes d’un meilleur financement de la riposte à la Covid-19

Dans le cadre de la riposte contre la Covid-19, un groupe de 13 Avocats a jugé bon d’apporter sa touche dans la lutte à travers l’AVOVID-19. Cette initiative a permis aux Avocats de faire une lecture critique de l’encadrement juridique de la riposte tout en faisant des propositions pour une meilleure gestion de la crise dans un Etat de droit. Ici, nous retranscrivons les suggestions sur le financement et la gestion financière de la crise. Les Avocats proposent de  :

Ponctionner les budgets de certaines institutions comme le Médiateur du Faso, l’Assemblée nationale, etc. ;

Supprimer tous les ateliers hors de Ouagadougou qui génèrent des frais ;

Surseoir à certaines missions, notamment, les missions à l’étranger non indispensables à tous les niveaux de l’Etat,

suspendre les formations à l’extérieur ;

Supprimer provisoirement toutes les caisses de souveraineté et procéder à leur reversement dans le budget de crise ;

Une contribution exceptionnelle des entreprises minières et des sociétés de téléphonie mobile ;

Le reversement d’une partie du budget dédié au carburant et à la communication de certaines institutions et personnalités ;

Le reversement de toutes les formes de subvention aux partis politiques, associations et syndicats;

Des prêts à contracter, si possible, auprès des établissements publics de l’État et des sociétés d’État comme la CNSS, la LONAB, etc. ;

L’institution d’une contribution patriotique de tous les corps constitués et le recouvrement effectif des dettes de l’État ;

Les sociétés minières assujetties doivent s’acquitter de leur contribution au Fonds minier de développement local. Cela peut aider directement les Communes bénéficiaires et indirectement l’État central à faire face à la crise ;

La diminution drastique du nombre de ministères et la suspension du fonctionnement, voire la suppression des institutions non constitutionnelles rattachées, notamment, à la Présidence du Faso (Haut Conseil du dialogue social–HCDS, Haut Conseil pour la réconciliation et l’unité nationale – HCRUN, etc.);

Le report  de toutes les manifestations d’envergure prévues cette année et la réaffectation des lignes budgétaires y relatives à la riposte (11-Décembre, SNC, SIAO).

Ensuite, le budget de cette année semble consacrer une hausse des budgets de certaines institutions, il y a lieu de réduire le budget de tous les ministères et institutions au profit de la riposte.

Extrait du rapport Initiative  sur la gestion juridique de la pandémie de COVID-19 au Burkina Faso.

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