LITTERATURRE : Kisito Sawadogo «Sur les traces d’un vainqueur»

Après «Atome d’honnêteté» paru en 2012, Kisito Wendingundi Sawadogo, instituteur de son Etat, ajoute à sa banque livresque un deuxième ouvrage intitulé «Sur les traces d’un vainqueur». D’un volume de 100 pages, l’auteur évoque l’environnement et les raisons des réussites et des déceptions professionnelles dans la vie de l’homme en prenant son exemple personnel. Poursuivre son propre rêve ou suivre  les desiderata des autres ? C’est un choix qu’il faut faire, selon l’auteur. Il dépeint les pressions que subissent la plupart des Africains quant à leur orientation professionnelle plutôt que le rêve de ces derniers. Il conclut l’œuvre en donnant des astuces et des conseils pour  remédier aux obstacles afin de poursuivre ses propres rêves.

Œuvre quasi autobiographique, «Sur les traces d’un vainqueur», Kisito Wendingundi Sawadogo relate sa vie et dépeint avec des bribes de regret ce qu’aurait été sa vie s’il décidait de la vivre indépendamment de la volonté et des pressions des autres. Il met ainsi en lumière la difficile cohabitation entre la liberté individuelle d’agir et de choisir et la volonté imposante et lourde de la société et des autres. Soumis à la volonté des autres et ayant agi aux desiderata de cette société, l’auteur, après un recul, reconnait l’existence d’un décalage entre le bonheur qu’il a voulu se construire par lui-même et le bonheur qu’il vit malgré lui-même.

«Si voleur j’étais, je cambriolerais la bibliothèque du Congrès», dit-il. Son amour pour la littérature était grande, très vite, «à l’école des Blancs», Kisito Wendingundi Sawadogo néglige les autres matières et s’intéresse au dessin et à la lecture. Amis et famille le dissuadent quant aux médiocres  perspectives et  avantages que peuvent offrir la lecture et le dessin. «Par chance», il  est admis au concours des instituteurs ;  malgré ce succès et le temps qui passait, Kisito dénonce «la monotonie» et la «routine» du travail qui ne l’enchantent pas.  «Des  années passèrent mais je ne parvins point à tomber amoureux de cette chance», soupire le jeune enseignant. C’est là, que commence le «cercle vicieux» qui annonce le début des frustrations et des peurs. Pour sortir de ce cercle vicieux, selon l’auteur, il s’agira de s’armer de courage et d’envie de réussir. Pour cela, il fait comprendre que quand vous arriverez à «vouloir réussir, autant que vous voulez respirer (sous l’eau), ce moment-là, vous commencerez à réussir.»

Pour amorcer cette véritable réussite, selon l’instituteur, il faut avoir un programme de développement clair, et savoir que nous sommes le seul responsable d’un quelconque changement et pour un changement, il faut passer à l’action. Toutes ces considérations physiques et matérielles ne pourraient à elles seules offrir le véritable bonheur. Les souffrances, les échecs seront monnaie courante. Malgré cette multitude de douleurs, il faut s’en remettre à Dieu et penser à «l’amour (qui) nous donne la force de prendre tous les coups et de rester toujours debout. En somme, «il est nécessaire de personnaliser sa vie au lieu de la vivre à défaut», malgré les péripéties qui jaillissent sur le chemin. L’instituteur Kisito Wendingundi Sawadogo a toujours rêvé d’être un esprit libre et indépendant. Sa philosophie est que la liberté d’esprit et l’indépendance personnelle sont des facteurs de réussite.

Achevé d’imprimer en juillet 2017 aux éditions Les Presses africaines, l’ouvrage, composé de titres comme : «Sortir du cercle vicieux»; «La conquête»;  «Les épreuves»; «Le bonheur » ; et «A mon père », etc. a été édité par la maison Vivre-Ensemble ».

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Salifou OUEDRAOGO
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