MOUVEMENT S.E.N.S : Pour servir la Nation et le peuple

Le lancement du mouvement Servir et non se servir (SENS) a eu lieu le 02 août 2020 au Centre Cardinal Paul Zoungrana à Ouagadougou. Selon les premiers responsables, il s’agit d’un mouvement politique de rupture et de refondation. Il a pour ambition de tracer une ligne de rupture avec la mal gouvernance, qui consacre la noblesse de servir la patrie et le peuple, de travailler pour le bien-être individuel et collectif et l’intérêt général. L’Avocat, Me Guy Hervé Kam, en est le Coordonnateur national.

C’était une salle du centre Cardinal Paul Zoungrana pleine à craquer qui a accueilli les membres de ce nouveau mouvement. Des hommes et des femmes venus de toutes les régions du Burkina ont pris d’assaut la salle de conférences pour être témoins de la naissance du SENS. Selon le Coordonnateur national, Me Guy Hervé Kam, SENS se veut être un mouvement de refondation profonde et globale du Burkina. Il s’agit, en effet, d’une marche vers un Burkina nouveau, la refondation d’un Etat moderne au service du bien-être collectif et individuel, et la refondation d’une économie au service du développement humain.

Selon les premiers responsables du mouvement donc, avec l’avènement du régime post insurrectionnel issu des élections démocratiques de 2015, l’on assiste à une gouvernance au rabais, une inertie des institutions, un immobilisme politique, une paupérisation galopante et un environnement sécuritaire préoccupant, un manque d’anticipation et un front social en ébullition, tout cela engendre des tensions dans plusieurs secteurs de la vie publique.

Le Coordonnateur national n’a pas hésité à qualifier la classe politique actuelle de «prédatrice» et à bout de souffle, en panne d’imagination, de créativité et de leadership. Le mouvement estime que cette classe politique, qui ne gouverne plus, offre au peuple le spectacle d’une navigation à vue sans horizon viable, entraînant le pays vers le chaos. Avec ces maux qui menacent fortement la cohésion nationale et le vivre ensemble, il apparait fortement que chaque Burkinabè fasse un choix qui déterminera l’avenir de la patrie. Abdoul Maïga, Coordonnateur national adjoint, a appelé la jeunesse burkinabè à s’impliquer et à prendre son destin en main, car les  jeunes  doivent donner un sens à leurs engagements en rejoignant le mouvement SENS.

Les membres ambitionnent de faire de SENS un mouvement politique qui rompt avec les vieilles habitudes et le creuset pour une révolution politique, sociale et économique. Pour ce faire, ils proposent d’établir les conditions d’un bien-être équitable et respectueux des valeurs culturelles de vérité, de justice, d’équité, de solidarité, d’intégrité, de sens de l’honneur et de patriotisme autour du principe de transformation de la société. La coordination provisoire est composée d’une dizaine de membres.

En marge du lancement de leurs activités, les initiateurs du mouvement ont mobilisé une équipe médicale aux côtés des participants. La mission de cette équipe médicale était de permettre à tous ceux qui prenaient part aux travaux ou qui ont voulu simplement y être de faire un dépistage volontaire de la Covid-19.

Avatar
Ecrit par
Salifou OUEDRAOGO
Voir tous les articles
Ajoutez votre commentaire

Avatar Ecrit par Salifou OUEDRAOGO

Nous suivre sur…